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La campagne agricole à mi-parcours dans la province du Kourwéogo

Dépendante de la pluviométrie et caractérisée par des sols peu fertiles, la province du Kourwéogo, à l’image des autres provinces du pays, est en pleine campagne agricole de la saison humide. Visiblement les cultures évoluent assez bien dans l’ensemble et les récoltes s’annoncent prometteuses au vu de l’état des lieux décrit par les acteurs du monde rural de la province.

Le secteur agricole du Burkina Faso contribue pour environ 35% à son Produit intérieur brut (PIB) et emploie près de 82% de la population active. Il s’agit d’une agriculture de type pluvial rythmée par l’alternance de la saison sèche (novembre à avril en moyenne) et de la saison des pluies (juin à septembre en moyenne), les mois de mai et octobre étant des mois de transition. Cependant, la durée de chacune de ces périodes varie selon les zones. En mai 2020, le ministre de l’Agriculture procédait au lancement officiel de la campagne agricole au Burkina, mais de façon pratique les pluies se sont difficilement installées dans la province du Kourwéogo au mois de juin avec une longue période sans précipitations. Les pluies se sont faites de plus en plus fréquentes aux mois de juillet et août, avec de grandes quantités d’eau.

« Ces grosses pluies, selon Edouard ILBOUDO, Directeur provincial de l’agriculture du Kourwéogo, rendaient difficile le désherbage car l’herbe poussait toujours ; cela a donné une texture jaunâtre aux cultures à certains endroits. Mais présentement, avec l’espacement des pluies, le désherbage peut se faire normalement, et par conséquent permettre de sauver les cultures qui n’ont pas jauni. Toutefois ce serait compliqué pour les cultures qui ne sont pas assez hautes, en l’occurrence le niébé et l’arachide, si jamais elles ont été semées dans des zones inondables. »

Cependant, M. ILBOUDO rassure que de manière générale la saison s’annonce prometteuse, malgré ce phénomène qui va certes contribuer à réduire la production à certains endroits, mais n’annule pas les rendements. Il ajoute : « Si nous avons la chance de recevoir la pluie jusqu’en début octobre, nous aurons une bonne récolte. »

Force est de reconnaître que le secteur agricole burkinabè, malgré les progrès réalisés au cours des dernières années, souffre d’une faible productivité en raison de plusieurs facteurs défavorables : aléas climatiques, baisse de la fertilité des sols, etc. Pour parer à toute éventualité, malgré les récoltes qui s’annoncent bonnes, des dispositions sont prises en cas de déficit alimentaire. Il s’agit notamment de la disponibilité des boutiques SONAGESS, qui existent un peu partout dans les communes qui relèvent de la province. Elles sont au nombre de deux (02) dans le chef-lieu Boussé, selon le Directeur provincial : « Quand on se retrouve à un niveau élevé de déficit alimentaire, on ouvre les deux boutiques, ce qui permet de réduire la flambée des prix. » Par ailleurs, il faut noter qu’il y a également des organismes qui viennent en aide aux populations vulnérables. Et M. ILBOUDO de dire : « Quand on se retrouve en période difficile il y a le PAM (Programme alimentaire mondial) qui intervient pour donner du cash-for-work (en abrégé KFW, qui signifie ‘’argent contre travail’’) à la population afin de lui permettre d’avoir assez de moyens pour payer les vivres. »

En rappel, la SONAGESS est La Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire du Burkina Faso. Créée en juin 1994, elle est régie par la loi N°25/99/AN du 16 novembre 1999 portant réglementation générale des Sociétés à capitaux publics et l’Acte uniforme révisé de l’OHADA portant Droit des Sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique du 30 janvier 2014. Sa mission principale est de contribuer, comme instrument de la politique céréalière et de sécurité alimentaire du gouvernement, à la sécurisation alimentaire du pays.

Anaïs MONÉ, Observatrice Civitac, Plateau central

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