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Protection des défenseurs des droits humains : la loi y afférente vulgarisée auprès des acteurs de la région du Sahel

Après les deux sessions organisées du 17 au 20 mai 2021, ils étaient une cinquantaine d’acteurs venus de Pobé-Mengao et de Djibo dans la province du Soum, ainsi que de Gorom-Gorom et d’Oursi dans la province de l’Oudalan, à participer du 21 au 22 mai à Dori, à une troisième et dernière session de vulgarisation sur la loi 039 portant protection des défenseurs des droits humains. Une initiative du ministère des Droits humains et de la Promotion civique, en collaboration avec le PNUD, l’UNFPA et l’UNICEF, dans le cadre du Projet d’appui à la promotion et à la protection des jeunes consolidateurs de la paix et défenseurs des droits de la personne au Burkina Faso.

Adoptée le 27 juin 2017 par l’Assemblée nationale, la loi 039 offre un cadre juridique spécifique aux défenseurs des droits humains pour mener librement leurs activités dans le respect des textes en vigueur. Elle demeure cependant très peu connue, voire totalement méconnue par beaucoup d’acteurs qui se sont donné pour mission d’assurer la promotion, la protection et la réalisation des droits humains. D’où le représentant du gouverneur de la région du Sahel à l’ouverture des travaux de cette session, Edgard COMPAORÉ, de féliciter les initiateurs du projet qui intervient dans un contexte sécuritaire particulier.

Edgard COMPAORÉ, représentant du Gouverneur.

Reconnaissant que les jeunes consolidateurs de paix et défenseurs des droits humains sont ceux qui œuvrent en faveur de l’existence et du renforcement d’une paix durable et des droits d’autrui, il a réitéré l’engagement du gouverneur, le colonel-major Salfo KABORÉ, à défendre les droits humains partout où il sera dans la région du Sahel. Le Directeur général de la défense des droits humains, quant à lui, revient sur l’intérêt de la tenue de la session. « C’est pour amener les jeunes défenseurs des droits humains qui ont été identifiés à s’approprier les outils juridiques qui vont leur permettre de mener à bien leur mission de promotion, de protection et de défense des droits humains sur le terrain », explique Jean de Dieu BAMBARA. Mais qui sont les défenseurs des droits humains ? A cette question, M. BAMBARA de répondre : « Ce sont des personnes qui agissent individuellement ou collectivement pour la promotion et la défense des droits humains de manière non violente, cela dans le cadre des textes en vigueur, notamment la Constitution, les instruments juridiques internationaux ratifiés par le Burkina Faso. »

Des participants apprécient
En plus des informations utiles portées à la connaissance des participants sur la loi portant protection des défenseurs des droits humains, il a été question aussi de leur présenter la loi n°061-2015/CNT du 6 septembre 2015 portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes. Le fonds d’assistance judiciaire et ses mécanismes ont fait également l’objet d’une communication. Après deux jours d’apprentissage de ces différents textes et mécanismes juridiques, rythmé par ailleurs par des partages d’expériences en matière de bonnes actions de défense des droits humains, les participants expriment leur sentiment de satisfaction.

En plus de la loi 039, il a aussi été question d’autres textes juridiques.

Venu de la province du Soum, Abdoul Aziz AMADALAMI a suivi avec attention les travaux et dit être désormais plus rassuré. « C’est une bonne initiative parce que ça permet de savoir que bien qu’on avance sur un terrain qui est glissant, il y a une assurance derrière », lâche-t-il. Originaire du Soum également, Mariam TAMBOURA confie ne pas savoir qu’il existait une loi qui protégeait les défenseurs des droits humains. Une ignorance qui se trouve donc être désormais un vieux souvenir grâce à cette session. Boureima AMADOU, participant venu de la province de l’Oudalan, exprime aussi sa satisfaction.

« Cette session de deux jours est un grand apport, parce que pour être défenseurs des droits humains, il faut connaître ses droits et ceux des personnes qu’on défend pour ne pas aller sur un terrain que l’on ne maîtrise pas », confie-il. Faisant référence à l’assistance judiciaire, il pense que : « Souvent les gens ont peur d’aller vers les juridictions parce qu’ils ne comprennent pas ». Et celui-ci de croire qu’avec cette opportunité d’en apprendre davantage, ils seront à même d’accompagner les personnes démunies pour rentrer dans leurs droits. Il n’a pas manqué de souhaiter voir non seulement se multiplier ce genre de rencontres, mais aussi la traduction des textes en langues nationales afin que le plus grand nombre de citoyens puisse se les approprier.

Une satisfaction pour les organisateurs
Après cette session, les organisateurs ont de quoi se réjouir, le Directeur général de la défense des droits humains en premier : « De ce qui nous revient, il y a une grande satisfaction parce que les gens ont beaucoup échangé et partagé leurs expériences. Ils ont beaucoup appris. Au-delà de la loi portant protection des défenseurs des droits humains, nous avons présenté également le mécanisme du fonds d’assistance judiciaire pour permettre justement à ces jeunes, dans leurs activités quotidiennes, de référer des personnes vers le mécanisme qui a été mis en place par l’Etat pour accompagner les personnes à avoir accès à des avocats pour les procès qui les concernent », se réjouit M. BAMBARA.

Jean de Dieu BAMBARA, DG de la défense des droits humains.

Au-delà de ces sessions qui ont touché 150 jeunes et qui constituent les premières activités du projet, d’autres actions de renforcement de capacités, à en croire le directeur, sont inscrites au programme. Il s’agit de : comment mener son activité dans un contexte sensible, comment collecter des données en tenant compte du genre dans ce contexte. Toujours selon M. BAMBARA, il sera question aussi de mener des plaidoyers auprès des autorités afin que les jeunes défenseurs des droits humains puissent être davantage impliqués dans les mécanismes régionaux de prévention et de gestion des conflits. L’autre action d’envergure du projet est l’autonomisation des jeunes à travers des formations sur l’entrepreneuriat et la mobilisation des ressources. Après l’étape de la région du Sahel, le cap sera mis sur les autres régions d’intervention du projet que sont l’Est et le Nord. Lancé le 15 mars 2021 à Ouahigouya, le projet s’étend sur 18 mois et mis en œuvre par le PNUD, l’UNFPA et l’UNICEF.

Romuald Windenonga OUÉDRAOGO, Correspondant, Sahel

     

 

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