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Crise sécuritaire au nord du Burkina Faso : la FNGN favorise des cadres de dialogue entre leaders communautaires pour un retour à la paix

La Fédération nationale des groupements Naam (FNGN), soucieuse du bien-être de la population et promotrice de la paix et de la cohésion sociale, met en œuvre le projet intégré de communication pour le renforcement de la cohésion sociale, le dialogue inter-religieux et la promotion de la paix. Ce projet intervient dans un contexte où les communautés sont impactées par la crise sécuritaire. Il est mis en œuvre en faveur de 13 communes directement impactées par cette crise sécuritaire.

Une vue de la salle réunissant les leaders de la commune de Koumbri.

La Fédération nationale des groupements Naam (FNGN) a été créée en 1967 par Bernard Lédéa OUÉDRAOGO et reconnue comme association en 1978. Elle est l’une des plus importantes organisations paysannes de l’Afrique de l’Ouest. Son siège est basé à Ouahigouya, au nord du Burkina. Elle se distingue par son envergure, sa philosophie, ses principes et ses méthodes. Elle compte plus de 5 200 groupements répartis sur 97 départements ou Unions du Burkina Faso, soit 1 800 villages. L’intervention de la FNGN auprès des acteurs se fonde sur des principes fondamentaux qui découlent de sa philosophie, qui est de développer sans abîmer. Il s’agit pour la FNGN d’appuyer les populations locales à partir de ce qu’elles sont, ce qu’elles savent, ce qu’elles vivent, ce qu’elles savent faire, ce qu’elles veulent.

Tenant compte de ces principes et s’adaptant à l’actualité du moment, la FNGN reste toujours dans sa dynamique d’aider les populations à se relever et à être plus résilientes. C’est pourquoi, face à la situation sécuritaire qui cause de nombreux dommages dans plusieurs régions du Burkina, la FNGN, à travers la radio la Voix du paysan, par ailleurs porte-parole de sa philosophie, met en œuvre le projet, qui propose une démarche intégrée de communication pour le renforcement de la cohésion sociale, le dialogue inter-religieux et la promotion de la paix au sein des communautés des communes impactées par la situation sécuritaire dans la région du Nord.

Une démarche participative et inclusive
Selon le président de la FNGN, Joël N. OUÉDRAOGO, ce projet découle du fait que le Burkina Faso fait face, depuis quelques années, à une montée en puissance de l’insécurité exacerbée par des tensions sociales et des conflits inter ou intracommunautaires. Cette situation déplorable constitue une menace sérieuse pour la paix, la cohésion sociale et entrave les efforts de développement du pays. Pour lui, il est donc temps d’agir et vite, afin d’amener les populations à ne pas tomber dans le piège et à éviter la stigmatisation des communautés sous toutes ses formes.

A travers la communication, la FNGN entend favoriser des cadres de concertation, de dialogue et de plaidoyer entre les leaders de chaque commune impactée de la région du Nord, afin de contribuer au renforcement de la paix et la cohésion sociale en vue de prévenir les menaces et toutes formes de conflits communautaires dans la région du Nord. Pour le directeur de la radio la Voix du paysan, Adama SOUGOURI, coordonnateur de ce projet, chaque commune a ses propres réalités et sa propre histoire. Ainsi, dit-il, les sessions de plaidoyers se font par commune, et à ce propos il rappelle : « C’est au total 13 communes directement impactées par la crise sécuritaire qui ont été identifiées comme bénéficiaires du projet ». Pour lui, la mise en œuvre d’un tel projet nécessite l’implication de toutes les parties prenante. C’est pourquoi, dit-il, « toutes les autorités locales et administratives ont été impliquées pour la mobilisation des 30 leaders par commune afin de mener des discussions sur le problème de sécurité qui mine la commune ; cela permettra de prendre des engagements afin de favoriser un retour de la paix dans lesdites communes ».

9 communes sur les 13 ont déjà bénéficié des journées de plaidoyer
Une première phase, bouclée en février 2021 au profit des populations des communes de Ouahigouya, Thiou, Tangaye, Barga (Yatenga), Titao, Banh et Sollé (Yatenga), a connu des résultats très satisfaisants. C’est du reste ce qui a motivé la FNGN à entamer la deuxième phase avec six autres communes en mai 2021. Il s’agit des communes de Kaïn, Koumbri, Namissiguima, Kossouka, Zogoré (Yatenga), Ouindigui (Lorum). Les sessions déjà tenues dans les 9 communes ont permis aux populations de se parler, de s’écouter, et de se pardonner. Toutes les autorités et populations locales ont apprécié cette démarche de la FNGN, qui a toujours été à leurs côtés, en témoigne le maire de Kaïn.

Boris Wend-La-Sida OUÉDRAOGO, Observateur Civitac, Ouahigouya

     

 

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