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Loroum (Nord) : retard, rareté des pluies et impact de l’insécurité sur la saison

En début de saison hivernale, les activités agricoles sont quasiment réduites dans le Loroum, région du Nord, en cette année 2021, à cause de l’insécurité qui sévit dans cette province. En cause également le retard et la rareté des pluies dans cette localité.

La saison des pluies n’est pas assez promettant pour le moment pour certains cultivateurs dans le Loroum. Le constat n’est cependant pas général dans tous les côtés. Ces derniers mois, des attaquent perpétrées contre de nombreux villages ont obligé les populations à abandonner leurs villages, leurs champs pour trouver refuge dans la ville de Titao. Il n’y a donc pas une possibilité de pratiquer l’agriculture dans ces zones.

Dans notre tournée pour s’imprégner de l’évolution des activités agricoles de cette saison, nous rencontrons, à approximativement 3 km au nord-ouest de la ville de Titao, un cultivateur, déplacé interne qui a eu lopin de terre avec les autochtones pour cultiver. Il a accepté de s’ouvrir à nous. « Pour cultiver, il faudrait avoir des terres. Mais, nous n’avons plus. On n’a pas accès aux champs. J’ai eu cette portion avec mes tuteurs. On n’a plusieurs problèmes. Problème d’insécurité, de pluie et de cherté des prix des intrants », déclare Joël NIAMPA, avec un ton qui laisse lire jusqu’où il est désespéré.

Pour un, qui a préféré garder l’anonymat, se soucie-t-il en ces termes : « j’ai eu ce petit champs qui ne dépasse pas un demi d’hectare, alors que j’ai plus de 27 bouches à nourrir. Le champ est petit et il n’y a pas de pluie, ne voyez-vous pas le désastre qui viendra ? ».

L’accès aux terres, du moins celles cultivables, devient de plus en plus difficile dans la zone à cause des milieux de déplacés.

Joël NIAMPA dans son champ.

A ce problème d’insécurité s’ajoute donc la question de la rareté des pluies. Pour Joël NIAMPA, « non seulement elle (la pluie) a commencé tard, mais également elle est très rare. Le sol est toujours sec en mis juillet, c’est inquiétant. »

Une saison cependant bonne vers le sud-ouest de Titao
Sur l’axe Ouahigouya-Titao, à 10 km de Titao, lorsqu’on jette un regard sur les champs, on peut se convaincre de l’abondance de la campagne. Pour Issa OUÉDRAOGO, « ici il pleut de temps en temps. La moisson sera bonne si la pluie continue jusqu’en fin septembre. Tout ce que nous voulons, c’est la paix. On est au champ mais on a les oreilles et les yeux ailleurs, et cela n’est pas du tout facile à vivre avec. »

Le petit mil, le sorgho et le maïs se trouvant à notre vue avaient l’air vraiment bien. « Ce qui nous handicape aujourd’hui, c’est la cherté des intrants agricoles. Parfois, il n’y a même pas à acheter. Si l’Etat pouvait nous aider dans cette lancée, même un seul cultivateur pourra nourrir des centaines de personnes pendant des mois. L’agriculture c’est mettre seulement les moyens », Souligne Issa.

Abdoulaye OUÉDRAOGO, Observateur Civitac, Titao

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