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Agriculture : Toutes les femmes Tiabiro cultivent le coton

Il est courant de voir un homme s’adonner à la culture du coton, qu’une femme. Cependant à Tiabiro, un village situé à 15 km de la commune de Sapouy, se trouve un groupement de femmes qui font de la culture du coton, leur activité principale. Pourquoi le coton ? Quelles sont les difficultés rencontrées ? quel est sa rentabilité ? Nous les avons interrogées pour vous obtenir des réponses.

Toutes les femmes exceptées les enfants, sont dans la culture du coton à Tiabiro. Kakobi BENAO, présidente du groupement batamboulou qui produit du miel, est la première dame dans la localité à s’adonner à la culture du coton. « Ici, toutes les femmes sauf les femmes des peulhs cultivent le coton. Nous avons commencé cette activité il y’a 5 ans de cela ». Le coton est plus rentable que les autres cultures, selon la représentante du groupement. « Avec le coton, nous aidons nos maris à payer la scolarité des enfants. Nous pouvons avoir entre cent mille (100.000) et deux cent cinquante mille (250.000) francs CFA après les récoltes ». Nombre des femmes de la localité se sont lancées dans la culture du coton dans l’objectif de soutenir leur époux dans la gestion des charges familiales.

Présidente du groupement batamboulou à Tiabiro

Les femmes à Tiabiro ne possèdent pas de terre cultivable. Elles sèment sur les portions de terre que leur donne les hommes. « Ce n’est que pour les générations à venir que les choses vont changer sinon actuellement une femme n’a pas de terre à son nom. Nous avons pour habitude que nos époux nous cèdent quelques portions de leurs terres pour nos semailles. Si nous décidons de réclamer des terres, cela va engendrer des disputes ». Selon Kakobi BENAO, ce sont les hommes qui se chargent de la commercialisation du coton pour leur remettre le gain après-vente. Des difficultés sont rencontrées dans la culture du coton telles que le labour avec les bœufs, l’administration des pesticides contre les chenilles. « Une femme ne doit pas pulvériser un champ parce qu’elle ne doit pas entrer en contact avec les pesticides ».

Chef du village de Tiabiro

Dramane BAKOUAN, chef du village de Tiabiro apprécie le fait que les femmes se soient lancées dans les cultures de rente et en particulier le coton. Pour lui, à travers cette activité de nombreuses femmes soutiennent leurs conjoints dans les dépenses familiales. « Personnellement j’ai arrêté la culture du coton il y’a six (6) ans de cela. Mais quelques-unes de mes femmes cultivent le coton et cela m’aide beaucoup. Par exemple, l’argent que je devrais leur donner pour leurs dépenses personnelles, avec ce qu’elles gagnent, je leur dis de prendre cela pour effectuer leurs dépenses lorsque celles-ci me montrent ce qu’elles ont eu comme gain ». Il renchérit en disant qu’il faut l’entente entre l’homme et la femme pour prospérer dans la culture du coton.

Les femmes de Tiabiro n’ont pas reçu une formation particulière pour la culture du coton. Mais par leur compatibilité, la majorité s’en sort bien dans la production du coton. Par ailleurs, le chef du village témoin de l’émergence des femmes, les encourage dans la culture du coton.

Elza NONGANA, Observatrice Civitac, Sapouy et Léo

     

 

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