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Journée de redevabilité des députés de la région de l’Est : neuf députés face aux forces vives de la région

Sous l’égide de l’Initiative des parlementaires de la région de l’Est, Fada N’Gourma a abrité, le samedi 4 septembre 2021, la première édition de la journée de redevabilité des députés. L’objectif de cette activité est de rendre compte de l’action parlementaire, d’écouter les préoccupations des populations et de faciliter le contrôle citoyen de l’action gouvernementale. Des communications sur plusieurs chantiers ou sujets d’intérêt comme la sécurité ou l’état des routes, les députés ont tenu à réaffirmer leurs engagements aux côtés des populations.

C’est un pari réussi pour « l’Initiative des parlementaires de la région de l’Est ». Dans sa communication sur le sens de « l’initiative des parlementaires de la région de l’Est », ladite initiative s’inscrit dans le cadre global d’une recherche constante de solutions aux problèmes de cohésion, de solidarité, du vivre-ensemble et de développement de la région en proie à plusieurs maux dont le plus prégnant est celui de la sécurité. Les députés se sont voulus francs : « Nous sommes soucieux du développement de la région de l’Est », confie l’honorable Georges NAMOANO. « Il faut que vous soyez rassurés : nous partageons vos préoccupations. Nous sommes des fils d’ici et nous avons évolué ici », insiste l’honorable Innocent COULIDIATY, l’un des neuf députés présents à l’exercice sur les 12 que compte la région.

L’honorable Innocent COULDIATY a rassuré de la proximité des élus locaux vis-à-vis des attentes des populations.

Situation sécuritaire délétère et handicapante
En effet, Clément OUANGO, directeur de cabinet du ministère de la Sécurité, qui a commenté le tableau sécuritaire de la région de l’Est, a reconnu que la zone est mal en point. Il a fait remarquer l’existence de quatre zones d’insécurité dans l’Est :
• une zone noire, qui est la zone d’insécurité totale et difficilement accessible par les forces de défense et de sécurité ;
• une zone rouge, qui est la zone d’insécurité qui enrégistre la présence des forces de défense et de sécurité ;
• une zone jaune foncé, qui est la zone d’insécurité avec quelques fois des incursions terroristes ;
• une zone jaune clair, qui est la zone n’ayant pas encore enregistré d’incidents. Et de relever que la terre de Diaba LOMPO a enregistré 637 incidents sécuritaires durant l’année 2020.

Carte sur la situation sécuritaire à l’Est.

RN4 : « Si les choses ne bougent pas, une seconde mise en demeure viendra rompre le contrat », menace le directeur général des Infrastructures.

Cette situation sécuritaire a eu un impact sur certains projets en cours, notamment celui sur la réhabilitation du tronçon Goughin-Fada-Frontière du Niger. La situation a fait « fuir les bailleurs… Il est difficile d’investir dans la région de l’Est. Notre souci est la sécurisation de la région, mais en attendant nous souhaitons que des solutions palliatives soient trouvées afin de soulager la souffrance des populations », consent l’honorable Fimba LOMPO par rapport au retard constaté dans le début des travaux de ce mythique tronçon. M. KYELEM, directeur général des Infrastructures, a laissé entendre dans sa communication sur ce sujet brûlant, que l’ordre de démarrage a été donné depuis le 22 février 2021, que les travaux ont démarré sur la route nationale numéro 4 et que l’entreprise est sur le terrain.

Le directeur général des infrastructures (au micro)a dressé l’état des lieux de la réhabilitation de la RN4.

Et de reconnaitre que « c’est vrai que cela ne suit pas notre volonté ». Car l’entreprise aurait déjà reçu une première mise en demeure. « Une première mise en demeure a été donnée à l’entreprise, et pour un taux d’exécution de plus de 20% attendu, il est actuellement à moins de 2,5% d’exécution. Si les choses ne bougent pas, une seconde mise en demeure viendra rompre le contrat », menace le directeur général des Infrastructures.

Une forte participation des populations
Venus des cinq provinces de la région, les participants ont dialogué avec leurs représentants à l’Assemblée nationale. Le Mouvement de la Société civile « U Gulmu Fi », tout en saluant cette initiative des élus, a formulé le vœu notamment d’un plus fort engagement pour une desserte plus soutenue en matière de santé et pour le désenclavement de la région.

Quelques députés face au public.

Michel OUOBA, Secrétairre général de « U Gulmu Fi », fait remarquer que l’Est est l’une des régions qui aurait « le taux de réception des ambulances le plus bas, comparativement aux autres régions », malgré les 14 ambulances actuellement réceptionnées. Il demande de « faire le suivi pour comprendre ce qui bloque, et surtout faire le plaidoyer pour que les autres communes reçoivent leurs ambulances ». Les participants n’ont pas manqué également d’interpeller les députés au suivi de l’action gouvernementale par rapport aux chantiers infrastructurels en cours dans la région, au respect de leur délai d’exécution et à la qualité de ceux-ci. « La RN4 dans ses trois lots et la RN19 dans sa section Diapaga-Tansarga sont des preuves palpables. Il y a également le cas de la RN19 dans sa section Kantchari-Diapaga. Notre principale doléance à votre endroit est que vous vous informiez sur les réels blocages des chantiers à l’Est au niveau du Gouvernement », continue le porte-parole Michel OUOBA.

Les responsables du mouvement « U Gulmu Fi ».

Pour un coup d’essai, cette initiative a permis d’ouvrir un point de dialogue entre élus et forces vives. « L’initiative est à ses débuts et nous souhaitons ouvrir l’initiative à d’autres acteurs au moment venu », rassure l’honorable Georges NAMOANO. « En temps opportun, les personnes ressources seront sollicitées », ajoute-t-il. Les parlementaires espèrent que cette initiative ira au-delà du cercle du Parlement pour devenir une action citoyenne régionale. C’est pourquoi ils se proposent de continuer la réflexion à travers un comité qui suivra les recommandations de l’action de redevabilité.

Tûwênd Nooma Jean Damase ROAMBA, Observateur Civitac, Fada N’Gourma

     

 

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