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Le maracana, l’autre nom du ciment du vivre-ensemble à l’Est

Le maracana se présente comme le ciment de la cohésion sociale dans la région de l’Est. Martyrisées par des attaques terroristes récurrentes, les autorités locales et les populations de la région multiplient les actions pour ramener la paix confisquée et la cohésion sociale menacée.

Cette année encore, des dizaines de compétitions sportives ont été organisées dans plusieurs localités depuis le début des vacances scolaires jusqu’en octobre. La discipline sportive la plus prisée de toutes est le maracana.
C’est une compétition footballistique d’une durée moyenne de trois semaines à un mois, opposant quatre équipes ou plus. Quoi de plus grand que le football pour réunir et engager les jeunes ?
A l’instar du reste du pays, cette discipline sportive est portée principalement par des jeunes et vise les jeunes.

Les éditions de cette année 2021 dans la partie orientale du pays ont porté sur plusieurs thématiques centrales parmi lesquelles la cohésion sociale et la paix. Coupe de la cohésion sociale, maracana de l’espoir, maracana Taanyéma de Ouadangou à Fada, maracana de la résilience à Diapangou, sont entres autres des manifestations qui ont fait vibrer la jeunesse. Et ce, pour « unir la jeunesse autour du football » et insuffler un « vivre-ensemble harmonieux », explique Carlos THIOMBIANO, promoteur d’une compétition de maracana dénommée la « Coupe du leader ».

Pendant 21 jours, la compétition qu’il a organisée au secteur 9 de la ville de Fada N’Gourma, a permis à des dizaines de jeunes de disputer 54 matchs dans un « esprit de fair-play et de tolérance ». Au delà de l’aspect ludique, le maracana se positionne comme un moyen efficace pour améliorer les liens entre les jeunes. Ceux-ci sont considérés par les chercheurs et les observateurs comme des cibles privilégiées des réseaux terroristes. Les différents matchs sont des occasions pour prêcher l’union au détriment de la désunion, la cohésion sociale sur la stigmatisation, et la résilience sur la peur.

Hommes, femmes et vieux ne se font pas conter les différents matchs. Les populations y participent pour soutenir leurs équipes.

Si le maracana a toujours été un outil d’épanouissement social depuis plusieurs années, il s’impose de plus en plus comme un outil incontournable pour engager les jeunes dans le combat pour un retour de la paix dans les régions à fort défi sécuritaire. Les autorités locales l’ont compris et n’hésitent pas à parrainer ou accompagner des initiatives dans ce sens. Toutefois, force est de reconnaître que les jeunes femmes sont quasiment absentes dans ces compétitions saisonnières.

Une problématique à prendre en compte par les différents promoteurs, pour que les femmes et les jeunes filles bénéficient également des tribunes « d’expression sportive », dans , l’espoir de renforcer la contribution du sport dans la construction d’une société harmonieuse.

Tûwênd Nooma Jean Damase ROAMBA, Observateur Civitac, Fada N’Gourma

     

 

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