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Thé-débat : les jeunes de Bogandé échangent entre eux

Ce samedi 16 octobre, quelques jeunes des six quartiers que compte la commune de Bogandé se sont réunis au secteur 4 autour d’un thé, pour échanger sur plusieurs points, à savoir la « cohésion sociale, la collaboration entre FDS et civils, le respect des consignes sécuritaires et, enfin, la citoyenneté ». L’initiateur de ce thé-débat est Michel HARO, du Mouvement burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP)/section Gnagna. Durant près de trois heures, ces jeunes ont échangé sans langue de bois.

Ils sont plus d’une vingtaine de jeunes venus des différents quartiers de Bogandé pour prendre part au thé-débat initié par le Mouvement burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP)/section Gnagna, et c’est le secteur 4 qui a eu l’honneur d’abriter cette rencontre. Pendant trois heures de temps, ces jeunes ont échangé sans tabou.

Autour d’un feu de thé et de cacahuètes, M. HARO, président du MBDHP, plantant le décor, dépeint l’objectif du thé-débat. « L’objectif ici c’est d’échanger avec les jeunes afin de pérenniser la cohésion sociale, de les sensibiliser et, si besoin est, de leur prodiguer des conseils en ce qui concerne le respect des consignes sécuritaires. » Les échanges étant ainsi ouverts, M. MADIÉGA, président du Comité pour la Sensibilisation contre l’Insécurité et l’Incivisme (CSPII), pose le problème de la fracture sociale car beaucoup de choses ont changé depuis que le droit d’aînesse n’est plus une obligation sociale. Il lance ainsi « le ballon » en essayant de trouver des réponses auprès des jeunes. Selon Yembari LANKOANDÉ, « c’est la faute de l’Occident ; depuis qu’il est là, tout a changé. “Les je connais mes droits” sont devenus nombreux ; les gens ont donc oublié le respect qui existait entre les jeunes et leurs aînés. » Paul BOOUGOU réplique : « L’Occident n’a rien à voir dans tout cela car chez eux ils prônent également le respect. » Il poursuit : « C’est nous qui imitons mal l’Occident, et on s’est perdus en chemin. » Pour Lazare LANKOANDÉ, cette fracture sociale est souvent due à des problèmes religieux. Il demande donc plus d’implication des guides religieux afin de résorber ce problème.

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs n’ont pas été omis, car ils participent aussi à cette fracture. Ces jeunes demandent donc aux autorités de prendre leurs responsabilités.

M. HARO et M. MADIÉGA calepin en mains.

En ce qui concerne la collaboration entre FDS et civils, Étienne BOURGOU affirme que cela est difficile. Selon lui, après la formation militaire ces FDS se croient supérieurs aux autres, oubliant qu’ils ont « tous mangé ensemble ». Donc, pour plus d’implication des civils, il faut que ces FDS arrêtent de croirent qu’ils sont supérieurs. M. HÉMA abonde dans le même sens : « Pendant que nous sommes chez nous aux heures du couvre-feu, les FDS donnent rendez-vous à nos sœurs aux coins des rues. Comment voulez-vous qu’il y ait une collaboration » se demande-t-il ? Mais pour lui la solution est toute trouvée : il faut passer par des sensibilisations entre FDS et civils.

Pour le respect des consignes sécuritaires, ces jeunes parlent toujours de l’abus de pouvoir des FDS. Ils soulignent de ce fait les échauffourées qui ont eu lieu à Pô entre militaires et civils dans la nuit du 11 octobre 2021. « A cause de femme, comment veulent-ils qu’on respecte des consignes qu’eux mêmes ne respectent pas ? » se demandent ces jeunes. Et M. HARO de les rappeler à l’ordre : « Il faut souvent mettre de l’eau dans son vin », car, ajoute-t-il, « vous jeunes, vous vous mettez dans des situations improbables. Ne regardez pas ce que font les FDS pour en faire autant. S’ils font quelque chose de répréhensible, allez-y poser plainte tout simplement ; dénoncez-les ».

Par rapport à la citoyenneté, les jeunes affirment faire leur devoir. Mais ils dénoncent le fait que dans certaines administrations publiques beaucoup d’agents ne font pas correctement leur travail, car ils passent tout leur temps sur les réseaux sociaux, à regarder les feuilletons et beaucoup d’autres choses.

Les jeunes au rendez-vous.

M. HARO conclut en ces mots : « Ce que le jeune étant débout ne voit pas, le vieux, même étant assis, le voit parfaitement. Soyez donc courtois et respectueux. »

Landry NIKIÈMA, Observateur Civitac, Bogandé

     

 

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