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Réconciliation nationale : la contribution des élèves au cœur d’une conférence à Dori

« Quelle contribution de l’élève burkinabè à la réconciliation nationale ? », c’est le thème qui a fait l’objet d’une conférence le 3 novembre 2021 au collège Evangélique de Dori. C’était à l’occasion de l’édition 2021 de la semaine nationale de la citoyenneté (SENAC). Une conférence animée par le directeur régional de la justice, des droits humains et de la promotion civique du Sahel, Zakaria BAYOULOU.

Lancé officiellement le 2 novembre dernier à l’occasion de la journée du drapeau, la semaine nationale de la citoyenneté (SENAC) se veut un temps de sensibilisation, d’information et d’interpellation des citoyens, en l’occurrence les élèves, sur le respect des valeurs de civisme et de citoyenneté, gages de développement de toute société. Et cette conférence au collège Evangélique de Dori s’inscrit dans cette dynamique de sensibilisation sur la promotion des valeurs de citoyenneté responsable.

C’est le directeur régional des droits humains et de la promotion civique du Sahel, Zakaria BAYOULOU en personne qui s’est chargé d’animer cette conférence qui a regroupé les élèves des différentes classes de l’établissement. Dès l’entame de son exposé, il a expliqué que si l’on en arrive à parler de réconciliation nationale, c’est tout simplement parce que dans l’histoire du Burkina Faso, beaucoup de choses se sont passées, au point d’ébranler aujourd’hui l’élan de solidarité, le vivre-ensemble et la cohésion sociale.

Zakaria BAYOULOU, lors de sa communication

« Il n’existe plus cette solidarité d’antan. Que faire afin que les Burkinabè puissent à nouveau se regarder comme des frères et sœurs ? », s’interroge le conférencier du jour. Et pour répondre à cette question dans le contexte scolaire, M. BAYOULOU a développé sa communication autour des comportements favorables et défavorables des élèves par rapport au processus de réconciliation. Mais avant, il a tenu à définir certains termes comme le civisme et la réconciliation. Selon lui, le civisme c’est le « comportement du citoyen qui aime son pays, respecte les lois et les modes de vie de la société ».

Le respect des parents, des enseignants, du règlement intérieur de l’école, des règles de la société et tout ce qui est nécessaire pour que le pays vive en paix, furent également décrits par M. BAYOUOU comme des actes civiques qui doivent être promus par les élèves. Quant au terme réconciliation, il explique qu’il renvoie au fait « d’amener deux personnes ou deux entités qui ne s’entendent pas pour une raison ou une autre, à mettre de côté leur querelle et avancer ensemble. »

Les comportements de l’élève en déphasage avec la réconciliation

Pour le conférencier, ce sont des actes qui se déroulent dans des établissements scolaire, commis par des élèves ou par le personnel et qui sont contraires à la notion de réconciliation nationale. Les violences verbales (propos injurieux, irrespectueux envers des enseignants, des ainés ou camarades) font partie de ces actes d’incivisme qui ne favorisent pas la réconciliation. « Il faut se départir des propos qui tendent à créer la désunion entre deux personnes », invite-t-il. Les actes de violences physiques et de vandalisme sont aussi considérés comme contraires aux valeurs qui doivent guider l’élève.

Ils étaient des centaines d’élèves à assister à cette conférence

Prenant l’exemple sur des enseignants pourchassés et séquestrés par des élèves, notamment dans des grandes villes, ou encore le fait d’attaquer les symboles de son pays pour exprimer son désaccord, M. BAYOULOU insiste : « Pour revendiquer un droit, il ne sert à rien de brûler. Certains actes dans la ville de Dori sont à déplorer et tout élève soucieux du bon fonctionnement de la société doit s’en départir. En tant qu’élève, je dois me dire que ces actes ne passeront pas par moi car j’ai mon avenir devant moi et que celui du pays dépend aussi de mon comportement. »

Les comportements de l’élève en phase avec la réconciliation

Si les violences verbales, physiques et le vandalisme constituent entre autres des entraves au processus de réconciliation, les valeurs d’intégrité et de tolérance sont, par contre, à promouvoir par les élèves. L’intégrité étant le comportement de celui qui est franc, ne triche pas, ne trahit pas, n’est pas corrompu, chaque élève se doit de cultiver cet esprit. A ce propos, le conférencier laissera entendre qu’un élève intègre est celui qui ne va pas échanger son comportement contre quelques avantages comme lors d’un devoir de classe par exemple. Et c’est ainsi qu’il pourra véritablement être un futur responsable soucieux du bien-être de son pays.

La tolérance est l’autre valeur très primordiale dans ce contexte de réconciliation. Et en tant qu’élève, le conférencier estime qu’elle est nécessaire entre camarades et envers les autres couches de la société. S’appuyant sur le fait que les élèves soient issus de plusieurs groupes ethniques, il leur a expliqué ce que cela représente comme une richesse, avant de les inviter à s’accepter dans la différence. Après une trentaine de minutes de communication, la parole a été donnée aux élèves afin de poser des questions.

Un sketch pour sensibiliser les autres élèves

Avant de mettre un terme à la conférence, les élèves ont, à la grande surprise du conférencier, proposé un sketch sur le civisme, question d’apporter leur contribution dans la dynamique de sensibilisation enclenchée par les plus hautes autorités. A noter que le même thème de la conférence a été développé simultanément au lycée provincial de Dori. Dans les jours à venir, d’autres établissements scolaires de la ville bénéficieront également de ces moments d’échanges, toujours sous la houlette de la direction régionale des droits humains et de la promotion civique du Sahel.

Romuald Windenonga OUÉDRAOGO, Correspondant, Sahel

     

 

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