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SENAC 2021 : un dialogue inter-générationnel pour un mieux-vivre ensemble

Dans le cadre de la Semaine Nationale de la Citoyenneté (SENAC) qui s’est tenue du 2 au 5 novembre 2021 sur toute l’étendue du territoire national, un dialogue inter-générationnel s’est tenu le 3 novembre 2021 au CENASA. Cette activité avait pour but d’amener les différentes couches sociales à s’approprier les valeurs sociales, de citoyenneté et de paix. Il a été présidé par le ministre de la justice, de la promotion civique, garde des sceaux et animé sous forme de panel par deux hommes de culture, un historien, un trésor humain vivant, ainsi que par une représentante d’organisation de jeunes et une femme.

Dans le but de préserver les valeurs de paix, de la cohésion sociale et de la nécessité de parvenir à une réconciliation véritable au Burkina, il est organisé dans le cadre de la SENAC, un « dialogue inter-générationnel ». L’objectif de ce dialogue selon les organisateurs est d’amener les populations à s’approprier les valeurs cardinales burkinabè et permettre aux participants de trouver des solutions aux maux qui minent la société burkinabè.

Selon le ministère de la justice, de la promotion civique, garde des sceaux, madame Victoria OUÉDRAOGO/KIBORA, « cette activité de dialogue inter-générationnel c’est pour avoir des solutions pour un changement de comportement. C’est pour que les anciens puissent partager leurs expériences avec les jeunes pour trouver les voies et moyens de partager nos valeurs de citoyenneté, de paix, de la solidarité et du vivre-ensemble dans la communauté. Autant que vous êtes, chacun de nous avons quelque chose à apporter. Individuellement comme collectivement, nous avons quelque chose à apporter dans ce processus de réconciliation. Chacun, dans un sursaut de citoyenneté, dans un sursaut de patriotisme doit avoir sa part de contribution dans ce processus. »

Mme Victoria OUÉDRAOGO/KIBORA, Ministre de la Justice, de la Promotion Civique, garde des Sceaux

Le dialogue a été animé par les représentants des différentes couches de la société. Il s’agit de : Pr. Serge, Théophile BALIMA, Enseignant-Chercheur à la retraite, M.Cononba TRAORÉ , ancien Administrateur Civile, Chef Traditionnel et Tradi-praticien, Dr. Oger KABORÉ , Enseignant-Chercheur à la retraite, Anthropologue social et culturel, Dr. Nestorine SANGARÉ, Enseignante-Chercheur, Sociologue, Spécialiste du Genre et Développement, Dr. Latina SIMPORÉ, Historien, Maitre de conférence, Archéologue, Gestionnaire du patrimoine culturel immobilier, M. FaÏçal ZAMPALIGRÉ, Chargé de relations extérieures au Conseil National de la Jeunesse, Économiste de formation et Spécialiste en Développement Rural, Mlle Kadi SANOU, Etudiante en master II à l’Université de Bobo Dioulasso, Secrétaire Générale en charge du genre et de l’enfance au Conseil National de la Jeunesse.

Ils ont chacun, tour à tour, donné leur point de vue sur les sujets tels que la crise des valeurs ou l’effritement des valeurs dans la société actuelle au Burkina, comment éduquer à la citoyenneté.

Les panelistes

Selon les panélistes, les causes actuelles de la crise de valeur au Burkina sont entre autres :
-  Les transmetteurs de valeur que sont les anciens, les parents ne sont plus des modèles pour les jeunes.
-  Il ya une rupture des canaux de transmission des valeurs ; ce qui résulte d’une acculturation des jeunes et qui se matérialise par une sorte d’inversion des rôles « les jeunes pensent connaitre la vie mieux que leurs parents, mieux que les anciens »
-  Il n’ya pas d’écoute entre les générations
-  La mondialisation enseigne aux jeunes d’autres valeurs
-  Il n’ya pas plus de respect des ainés
-  Il y a un manque de dialogue dans les familles : l’arbre à palabre n’existe plus
-  Il y a que dans la société actuelle, c’est une pyramide inversée des valeurs qui existe. C’est dire que les bonnes valeurs sont étouffées par les mauvaises actions qui sont devenues la norme
-  L’injustice et le manque de sanction
-  La jeunesse actuelle a besoin de repères et notre société actuelle semble elle-même perdue ses repères.

Les recommandations des panélistes sont entre autres :
-  Prôner le retour à la source, à nos valeurs sociétales
-  La jeunesse doit avoir des repères venant de notre société et non pas celle des autres
-  Il faut que les familles sachent que la citoyenneté se transmet d’abord dans la famille
-  Les intérêts du groupe doivent primer sur les intérêts individuels
-  Il faut recommencer l’éducation à la démocratie
-  Prôner la solidarité et l’esprit de partage

Céline SÉOGO, Observatrice Civitac, Ouagadougou

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