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KOUDOUGOU : à la découverte de l’abattoir municipal

L’abattoir municipal de Koudougou a ouvert officiellement ses portes le 2 mai 2020. Bien que l’infrastructure ait connu un retard dans sa mise en exploitation et en dépit des difficultés, elle fait aujourd’hui le bonheur de ses bénéficiaires.

Bâti sur un terrain de quatre (04) hectares non loin de l’Université Norbert-ZONGO, l’abattoir municipal de Koudougou, construit en 2016, a été réalisé à plus six cent millions (600 000 000) de francs CFA. L’infrastructure été réalisée grâce aux appuis techniques et financiers de la Coopération Suisse à travers le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales et la Cellule d’Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne, du programme d’appui à la Croissance Economique dans le Secteur Agricole (PCESA), l’association Faso Baara et le budget communal. Il comprend un bloc administratif, une chambre froide, une adduction d’eau potable, un abattoir principal pour gros et petits ruminants, un abattoir pour porcs, un bassin d’évaporation, un mur de clôture, une guérite, deux blocs de latrines et un crématoire. Un abattoir réalisé dans le but d’offrir un cadre sain aux bouchers afin qu’ils puissent approvisionner la population en viande bien saine qui répond aux normes.

Une intermédiation pour faire intégrer les bénéficiaires de l’infrastructure
L’infrastructure a connu un retard dans sa mise en exploitation suite à des conditions posées par les bénéficiaires. « Le placement de carreaux dans l’abattoir principal n’était pas sécurisant pour notre activité ; il y avait l’absence d’un marché de bétail pour parquer les animaux ainsi que le manque d’eau et d’électricité », égraine Moussa SIMPORÉE, délégué de l’abattoir.

Moussa SIMPORÉ, délégué de l’abattoir.

Ces blocages ont fait l’objet de concertations engagées par la cellule de Maîtrise d’œuvre sociale (MOS) de la commune de Koudougou. Une cellule créée en 2018 grâce à la Cellule d’Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne (CADEPAC), dans le cadre de la mise en œuvre du programme DEPAC. Son but était de veiller à ce que soit pris en compte l’intérêt supérieur des bénéficiaires pendant l’élaboration, l’exécution et l’exploitation des projets de développement. L’intermédiation de la cellule a permis aux acteurs de l’abattoir de l’intégrer, ce qui a permis son ouverture le samedi 2 mai 2020.

Les bouchers ont intégré l’abattoir et font de bonnes affaires

« C’est le jour et la nuit si nous comparons ces deux abattoirs. Ici nous sommes dans un lieu bien clôturé avec des bâtiments bien construits », explique Djibril TONDÉ, responsable de l’abattoir municipal de Koudougou. Les bouchers sont bien organisés, ajoute-t-il. « Ils travaillent comme ils peuvent pour approvisionner la population de Koudougou en viande bien saine qui répond aux normes », toujours selon M. TONDÉ. Une infrastructure qui vient améliorer les conditions de travail des bouchers tout en leur permettant de réaliser de bonnes affaires, affiche Adama KABORÉ, un boucher. « Les animaux quittaient Koudougou pour être livrés en Côte d’Ivoire ou au Ghana sous prétexte qu’ici nous ne pouvions pas abattre un bœuf digne de ce nom, mais maintenant nous le faisons sans problème. Avant, à Koudougou, nous ne pouvions pas abattre un animal de 500 000 à 1 000 000 F CFA, mais cette année moi-même j’ai pu abattre un bœuf de 1 000 000 F CFA. De Koudougou nous envoyons parfois plus de 600 kg de viande à Ouagadougou. Tout cela démontre du niveau d’évolution de notre activité et nous en sommes tous fiers. »

L’assiette fiscale a été rehaussée mais les difficultés de fonctionnement demeurent
Depuis donc son ouverture, l’abattoir municipal a contribué au rehaussement de l’assiette fiscale de la commune, à en croire Maurice Mocktar ZONGO, Maire de Koudougou. « Avant qu’on ne l’intègre, nous étions à un taux de recouvrement de la taxe d’abattage d’environ 3 000 000 F CFA par mois. Et depuis que nous l’avons intégré, nous sommes à un recouvrement de près de 11 000 0000 F CFA par mois ; parce que les taxes d’abattage ont été relevées pour les petits et gros ruminants. »

Maurice Mocktar ZONGO, maire de Koudougou.

Si l’ensemble des acteurs s’accordent sur les retombées de cette nouvelle infrastructure, ils sont tous unanimes que des difficultés sont à noter et de nombreux défis restent à relever. Ces difficultés se résument essentiellement à la faiblesse du volume du château d’eau par rapport à la demande, la défaillance des plaques solaires devant servir à l’éclairage et l’insalubrité des lieux, entre autres. « Il faut vraiment revoir », ont-ils lancé.

Abdoul Aziz KABORÉ, Observateur Civitac, Centre-Ouest

     

 

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