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Le consortium IFES/NDI et USAID organise un cadre d’échange sur les réformes électorales au Burkina Faso

Les mardi 08 et mercredi 9 novembre 2022 a eu lieu, à Ouagadougou, un cadre de discussion initié par le consortium IFES/NDI et USAID pour accompagner les Organisations de la société civile dans leur rôle de veille et de plaidoyer.

Le présidium.

Ce cadre a pour objectif de restituer l’étude portant compilation et analyse des recommandations issues des différentes missions d’observation électorale de 2015 à 2020, d’animer des discussions autour des recommandations et de définir une stratégie pour les actions de plaidoyer et de veille. Le représentant de l’USAID a exhorté les participants (de la société civile, des agents des ministères, des ONG et les PDI) à une participation inclusive et participative.

Deux gros points ont fait l’objet des échanges au cours de ces deux jours, à savoir :
• Le financement public des partis politiques ; la corruption électorale ; la sécurisation du processus électorale et le vote des PDI ; l’élection des maires au suffrage direct et l’analyse comparée et le partage de bonnes pratiques sur le vote des PDI et
• La révision ou la refonte du fichier électoral dans le contexte sécuritaire actuel ; l’utilisation de la carte d’identité comme document unique de vote et la loi sur le quota genre au Burkina Faso.

Une vue des participants.

Au niveau du premier point, les différents thèmes ont permis aux participants de savoir deux choses : 1) il y a le financement hors campagne des activités et le fonctionnement des partis politiques et 2) le financement pendant les élections. Le montant du financement est plafonné à 500 millions de francs CFA.

Pour ce qui est de la corruption électorale, il a été prouvé qu’aux dernières échéances politiques de 2020 plusieurs cas de corruption ont été relevés : achats de conscience des populations à travers la distribution de billets de banque, des t-shirts à l’effigie des partis politiques et le transport des populations le jour des votes. Pour y remédier il a été recommandé de renforcer le cadre juridique par des lois et des sanctions capables de dissuader d’éventuels fraudeurs, et que le financement des partis soit fait uniquement aux partis ayant envoyé les justificatifs à temps et qui ont respecté le quota genre.

Quant au vote des PDI, il a été demandé de faire une analyse du cadre juridique existant pour la prise en charge de ces PDI dans le processus électoral, comme le préconise la convention de Kampala.

Concernant le second point, il a été démontré par la CENI qu’une refonte est quasi impossible à l’heure actuelle au Burkina mais qu’une révision serait mieux adaptée eu égard aux coûts et au contexte sécuritaire. A ce jour il y a 9 259 733 personnes détentrices de carte d’électeur valable.

Bien qu’une loi ait été votée, il n’y a pas vraiment eu d’avancée en matière de quota genre au Burkina Faso. Plusieurs pays de la sous-région, telle la Côte d’Ivoire, ont été cités en exemple eu égard à leur progrès sur le quota genre.

Il est donc recommandé aux politiques d’avoir la volonté d’appliquer cette loi qui, vraisemblablement, ne porte pas ses fruits. Autre recommandation concernant le quota genre : nommer plutôt que de passer par les votes pour le faire respecter au Burkina Faso.

L’ensemble des concertations, des thématiques et des recommandations ont fait l’objet d’une synthèse à la fin des deux jours de travaux.

Mona Léa ABOFLAN, Stagiaire au Laboratoire Citoyennetés

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