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Sécurité Burkina-Bénin : l’expérience de la police de proximité soumise à évaluation

SECUCOM I et SECUCOM II, les deux projets respectivement intitulés ‘’Société civile, participation communautaire et coproduction de la sécurité’’ et ‘’Coproduction de la sécurité et prévention concertée de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Burkina Faso’’ sont arrivés à terme. Ces deux projets financés par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par la Fondation Hanns Seidel (FHS) et le Laboratoire Citoyennetés (LC) ont été soumis à évaluation au cours d’un séminaire organisé ce vendredi 19 mai 2023 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso et le Bénin connaissent depuis une décennie la dégradation constante de leur niveau sécuritaire. Le grand banditisme, en passant par les trafics des produits prohibés et maintenant les attaques terroristes, constituent des sources d’insécurité pour ces pays. Cette instabilité sécuritaire a créé un déplacement massif des populations ainsi que de l’autorité administrative et militaire des zones touchées vers les capitales régionales.

C’est ainsi que SECUCOM I et SECUCOM II ont été mis en place afin d’être une alternative efficace pour relever la pente de la sécurité. Leur objectif commun est de contribuer à créer des conditions stables et propices au développement et à l’épanouissement des populations de leurs zones d’intervention respectives. L’autre objectif est d’améliorer les relations difficiles entre la police et la société civile dans les régions frontalières du Bénin et du Burkina, afin de leur permettre de faire face à la détérioration de la situation sécuritaire. La police de proximité s’est donc révélée être la solution pour pallier cette situation.

Mis en œuvre par la Fondation Hanns Seidel, en collaboration avec le Laboratoire Citoyennetés, les activités des projets ont été respectivement exécutées de février 2019 à janvier 2022 et de décembre 2020 à mai 2022.

Selon Isidore BOUGOUMA, coordonnateur des projets SECUCOM I et II, « il n’y a que la zone d’intervention des deux projets qui diffère. Sinon il s’agissait simplement de faire en sorte que les populations comprennent ce qu’est la police de proximité, comment se comporter face à elle. Mais aussi, de donner la capacité aux communes de mieux jouer leur rôle de responsable de la sécurité, pour que cela concoure à créer un espace propice au développement et à l’épanouissement des populations ».

Isidore BOUGOUMA, coordonnateur des projets SECUCOM I et II.

De façon générale, les projets SECUCOM ont touché durant la première phase douze communes réparties sur quatre régions frontalières au Burkina Faso, dont cinq communes comprenant 32 arrondissements répartis dans trois départements frontaliers du Bénin. La seconde phase, quant à elle, a permis de cibler 42 communes rurales et urbaines réparties dans six régions du Burkina Faso et frontalières du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Il s’agit des régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-ouest, du Centre-Ouest et du Centre-Sud.

Pour Loïc BRUCKERT, attaché de coopération paix et sécurité de l’UE au Burkina, « malgré les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre des projets SECUCOM dans les zones à fort défis sécuritaires, nous recensons des résultats probants ».

Loïc BRUCKERT, attaché de coopération paix et sécurité de l’Union européenne au Burkina.

En effet, 1 247 acteurs de la société civile membres de 32 comités locaux de sécurité (CLS) au Bénin et douze coordinations communales de sécurité (CCS) au Burkina ont été touchés. À cela s’ajoutent 400 chefs de village béninois et burkinabè, 77 maires et chefs d’arrondissement de collectivités territoriales, 45 responsables politiques et administratifs des deux pays. Sans oublier deux institutions ouest-africaines d’intégration sous-régionale et environ 470 000 personnes exposées aux actions de communication. Un plaidoyer est fait auprès des États et leurs partenaires afin de donner aux communes directement les moyens de mettre en œuvre leur plan local de sécurité, précise Isidore BOUGOUMA, Coordonnateur de SECUCOM I et II.

Ce séminaire a été un cadre de partage d’expériences et de bonnes pratiques avec les intervenants sur les thématiques de la police de proximité, de l’implication des populations dans la coproduction de la sécurité.

Céline SÉOGO, Observatrice Civitac, Ouagadougou

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