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Éducation : lancement du Baccalauréat, session 2023 avec un défi logistique

Le mardi 20 mai 2023, le ministre de l’Éducation nationale, Joseph André OUÉDRAOGO, a donné le top départ de la composition de l’examen du Baccalauréat. Cette session du Bac 2023 a été lancée au Lycée Wend-Puiré de Saaba, qui abrite les jurys 200 à 202. Cette session s’annonce avec la problématique du nouveau logiciel.

Ce sont au total 132 980 candidats qui se sont lancés à la conquête du Baccalauréat en cette session 2023, toutes séries confondues. A tous ces candidats, le Pr Adjima THIOMBIANO, ministre chargé de l’Enseignement supérieur qui a accompagné son homologue, a adressé ses encouragements : « Actuellement, vous êtes des VDP. Et un VDP ne tombe pas. Il remporte toujours les victoires. Le baccalauréat est une bataille. Vous la remporterez avec le baccalauréat en poche. » Le ministre en charge de l’Éducation nationale, André Joseph OUÉDRAOGO, a, quant à lui, salué la résilience des candidats présents dans les zones à fort défi sécuritaire, avant de se prononcer sur la problématique du logiciel.

« Nous avons eu des difficultés liées au nouveau logiciel que nous avons mis en place. Vous savez, avant notre avènement, les examens étaient gérés par plusieurs logiciels qui, en réalité, étaient la propriété de personnes privées. En accédant à la tête de ce département, j’ai mis un point d’honneur à doter le ministère d’un logiciel propre à lui. De ce fait, nous nous sommes affranchis de ce système qui prenait en otage nos examens. Nous avons dit non et non. J’ai mis fin à ce système. On doit cette performance à une équipe dynamique de la direction des services informatiques. Ils ont travaillé nuit et jour contre zéro franc. C’est un acte de haut patriotisme que je salue », a fait savoir le ministre en charge de l’Éducation nationale.

Le ministre a saisi l’occasion pour s’exprimer à propos des critiques formulées à l’endroit de son ministère suite à l’organisation des examens. « Les partenaires sociaux se sont exprimés hier. Je les ai entendus. Pour les insuffisances liées à cette organisation, je présente toutes mes excuses. Je m’engage à mieux faire aux éditions suivantes. Il ne faut pas oublier aussi que notre pays est en guerre. Rien que pour stabiliser la liste des candidats, j’étais en veille jusqu’à 4h du matin. Il ne faut pas que certaines personnes oublient le contexte. Ça n’a pas été facile, mais grâce à Dieu on a pu parvenir jusqu’à ce jour. »

Le professeur Maxime SOME, est confiant au regard de l’engagement de son équipe

Ce nouveau logiciel est le principal problème du jury 108, logé au sein du Lycée municipal Bambata de Ouagadougou, que nous avons visité. Interrogé dans le cadre du déroulement du baccalauréat, le professeur Maxime SOMÉ, président du jury 108, n’a pas manqué d’exprimer sa déception face à l’organisation de cette session 2023 du bac. « Ce n’est pas du tout un début paisible, c’est du cafouillage général, car rien n’est fait. » A 18h, où nous étions, un technicien était appelé au secours pour le fonctionnement du logiciel. Le retard dans la convocation des correcteurs serait un corolaire du problème de logiciel. Le professeur SOMÉ, à ce propos, a cité le cas d’un des correcteurs affectés dans son jury, qui n’a reçu sa convocation qu’à la veille même de la concertation. Mais au regard de la mobilisation et la détermination de son équipe, le professeur SOMÉ reste optimiste quant à la suite des épreuves, dans l’espoir que le logiciel soit opérationnel. Il faut souligner que ce jury 108 accueille 246 candidats mais a enregistré 16 absents au premier jour de la composition. Il cohabite avec le jury 107, dans le même centre qu’est le Bambata.

« J’espère que la suite des épreuves sera également abordable » dixit Bienvenu Wilfried PODA, candidat au BAC A4

Au niveau de l’administration des épreuves, tout se passe bien, sans difficulté. C’est ce que nous confie Bienvenu Wilfried PODA, candidat au Baccalauréat A4 : « Tout a bien commencé et les sujets d’aujourd’hui paraissent abordables. L’épreuve de philosophie, qui a ouvert la composition, donne l’espoir pour la suite. Quant à l’épreuve écrite d’anglais du soir, elle n’était pas mal non plus. Mais comme c’est un examen, je ne peux rien prédire. Je ne peux que garder l’espoir, que les autres épreuves soient abordables. »

Vivement que le problème du logiciel soit décanté, et bonne chance aux candidats !

Yves Joël YANOGO, Observateur Civitac, Ouagadougou

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