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Cohésion sociale : l’AJDS en parle avec les populations du Sahel

En décidant de parcourir le Sahel, ces jeunes entendaient passer un message fort, à savoir celui de l’intérêt que tous ont à préserver la cohésion sociale, gage de paix et donc de développement. « L’intégration des communautés et cohésion sociale, creuset de la paix et moteur du développement » a été donc le thème choisi pour cette troisième édition. Une activité que le Programme des Nations-unies pour le Développement (PNUD) n’a pas hésité à accompagner.

Le PNUD, en effet, en plus de la flopée d’actions qu’il entreprend dans d’autres domaines sur tout le territoire national burkinabè, a compris qu’il serait utopique de parler de développement sans tenir compte de certains aspects sociaux, vecteurs de paix. Cet accompagnement du PNUD semble donc tout à fait logique, parce qu’il a d’ailleurs un projet s’inscrivant dans la même lignée, lequel projet est dénommé : « Promotion de la sécurité communautaire et de la cohésion sociale dans la région du Liptako-Gourma ». D’autres personnes physiques et morales telles que les mairies des zones concernées et des services déconcentrés de l’État ont aussi mis la main à la pâte, pour rendre cette activité effective. C’est le cas par exemple de la Direction régionale de la jeunesse du Sahel, représentée à la caravane par Yacouba KARA, conseiller en emploi et en formation professionnelle et chef de service de l’insertion professionnelle et de l’emploi de ce département.

Des activités de sensibilisation sur la cohésion sociale

L’objectif de cette caravane était loin d’aller faire du simple tourisme au Sahel. Afin de passer le message aux populations, des actions ont été entreprises dans ce sens. Il s’agit essentiellement de l’organisation de conférences suivies de débats, de théâtre-forum et de simples échanges. Les communes de Gorom-Gorom, Sebba et Dori ont été retenues pour les conférences-débats et le théâtre-forum. Les échanges, quant à eux, se sont déroulés dans les communes rurales de Falagountou, Titabé et Seytenga. Toutes ces activités avaient le même but, celui d’amener les populations à prendre conscience des enjeux réels d’une paix durable dans la région du Sahel.

Un sentiment de satisfaction partagé

« C’est un sentiment de joie, de fierté et surtout de satisfaction car les différentes activités menées tout au long de la caravane ont été une réussite. Il y a eu certes des difficultés, mais elles n’entachent en rien le bon déroulement de la caravane. »
Ce sentiment de Yacouba KARA de la Direction régionale de la jeunesse du Sahel en dit long sur le succès qu’a connu cette caravane de la paix. L’accueil chaleureux réservé par les populations au niveau des localités visitées par la caravane montre à quel point la cohésion sociale est un sujet d’intérêt général.
Un sentiment aussi partagé par Hayatou TOURÉ, caravanière et membre du comité d’organisation. « À travers les conférences et échanges qui ont été organisés avec les jeunes dans les différentes localités, on a senti que le sujet intéresse beaucoup de personnes. On peut même dire que le message que nous sommes venus transmettre est bien passé. » Kolado CISSÉ est, lui, membre de l’Association des élèves et étudiants du Sahel, qui a décidé de prendre part à la caravane.
« Je note des points positifs à travers les conférences qui ont été animées, elles étaient très riches. J’ai eu à rencontrer de nouvelles personnes avec qui on a partagé des expériences », confiera-t-il.

De Gorom-Gorom en passant par Falagountou, Sebba, Titabé, Seytenga et Dori, la mobilisation des populations locales a conforté les caravaniers dans leur choix, celui d’aller à la rencontre des populations sahéliennes pour parler de paix malgré la situation sécuritaire qui est loin d’être des plus favorables. Mais il fallait bien le faire, et ils l’ont fait. « Qui parle de paix au Sahel n’engage pas un seul individu mais tout le monde. Les maires, les hauts-commissaires, les autorités coutumières et religieuses, les jeunes et les femmes, tous autant qu’ils sont, se sont mobilisés autour de cette caravane », dira le président de l’AJDS, Boureima DICKO.

Les difficultés constatées lors de la caravane

L’organisation de cette caravane a connu son lot de difficultés. La première de cette panoplie a été le grand retard enregistré pour le départ à Gorom-Gorom. Mais situation sécuritaire oblige, il était impératif de régler un certain nombre de papiers au niveau des services de sécurité de Dori avant de pouvoir prendre la route. Ce retard a conduit à l’annulation d’activités qui devaient se tenir à Gorom-Gorom. Ce sont par exemple les kermesses et les émissions radiophoniques qui étaient intégrées dans le programme de cette caravane.

À cela s’ajoutent des difficultés d’ordre financier et de restauration. « Nous avons dû faire face à des questions de ressources financières, notamment pour la prise en charge de certains caravaniers. Il y a également certains aspects qu’on a dû prendre en compte dans l’immédiat », confie le président de l’Association avant de faire comprendre que cela est en partie dû à l’insuffisance d’accompagnement des partenaires. Ce manque de moyens n’a pas permis d’ailleurs à tous les caravaniers de faire le déplacement du Niger. Certains partenaires sont, selon lui, réticents pour soutenir ce genre d’initiatives. Et ce dernier de lancer un appel aux personnes morales et physiques de la région, et même au-delà, de ne pas hésiter à apporter leurs contributions à de telles actions, car cela y va du bien-être des populations du Sahel.
L’Association des Jeunes pour le Développement du Sahel a, à travers cette caravane, apporté sa part contributive à la consolidation de la paix dans cette partie du Burkina Faso. Et des actions qui participent au développement économique et social des populations de la région, l’Association compte bien en organiser durant l’année 2019. Dans son plan d’actions 2019 en effet, on note plusieurs activités, telle la tenue d’un cadre de concertation entre jeunes. Des jeunes du Niger et du Mali seront invités pour l’occasion. On a également prévu l’organisation d’une journée entre populations et Forces de défense et de sécurité, pour rapprocher davantage ces deux entités, souvent distantes l’une de l’autre, rendant ainsi la lutte contre l’insécurité impossible. L’année 2019 connaîtra aussi le festival des éleveurs et la 4e édition de la caravane de la paix.

A.J.D.S : SOLIDARITÉ-TRAVAIL-DÉVELOPPEMENT

Romuald Windenonga OUÉDRAOGO, Observateur Civitac, Dori

     

 

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