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Région des Hauts-Bassins : les jeunes échangent avec le Fonds des Nations unies pour la population

Dans le cadre de sa visite au Burkina Faso, le Directeur régional du FNUAP pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a initié une rencontre d’échange avec les jeunes de la région des Hauts-Bassins. Cette rencontre a eu lieu ce mardi 19 septembre 2023 à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso.

En collaboration avec le Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a organisé une rencontre entre ses responsables et les jeunes de la région des Hauts-Bassins. Cette rencontre a réuni une centaine de participants issus de structures associatives et des collectivités territoriales pour leur présenter les opportunités offertes aux jeunes et recueillir leurs préoccupations et inquiétudes. Il a été notamment question d’informer les jeunes sur comment ils pourraient mieux comprendre le fonctionnement des Nations unies et s’approprier des potentialités et des opportunités qui existent au niveau du Système des Nations unies, que ça soit au niveau du capital humain que du renforcement de capacités volet économique, financier, etc.

Un aperçu des participants.

Cette rencontre d’échange a été le lieu de faire trois présentations au profit des participants : la première a concerné l’initiative ROPI (Référent-Opportunité-Insertion) dans les 302 communes du Burkina Faso. Présentée par Laurentia NAPON/SANOU, Directrice régionale de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et de l’emploi, l’initiative ROPI vise la mise en place d’un service de promotion de l’insertion des jeunes dans chaque commune, surtout celles rurales, dans le but de promouvoir l’autonomisation socio-économique des jeunes femmes, des jeunes filles et des jeunes garçons vivant en milieu rural. La deuxième communication a porté sur les cadres programmatiques de la stratégie des Nations unies pour la jeunesse. Elle a permis d’exposer deux grands programmes : le premier, d’une valeur de 6 millions d’euros, est en lien avec l’agriculture. Il sera lancé dans les semaines à venir ; le second, le projet SWEDD, vise l’autonomisation économique des femmes.

Cheick Mohamed Tidiane MBENGUÉ, représentant résident adjoint de l’UNFPA au Burkina Faso.

Dans ce cadre, le représentant résident adjoint du FNUAP au Burkina Faso, Cheick Mohamed Tidiane MBENGUÉ, a expliqué qu’avec le FNUAP, le HCR, l’OIM et les agences partenaires des Nations unies, un cadre programmatique commun a été mis en place, dans lequel toutes les réflexions sur les questions de la jeunesse ont été centralisées dans un contexte où le cadre de partenariat entre le Burkina Faso et les Nations unies a été approuvé par le Gouvernement du Burkina. Pour la mise en oeuvre opérationnelle de ce cadre programmatique, la ville de Bobo-Dioulasso a été choisie pour la phase, du fait des perspectives économiques de la ville en lien avec les secteurs agro-sylvo-pastoraux, le foncier, etc.

La photo de famille avec les représentants de l’UNFPA, du HCR et de l’OIM.

Selon les propos de M. MBENGUÉ, « il va falloir après déterminer dans les discussions les axes majeurs d’intervention en termes de renforcement de capacités, de positionnement des jeunes sur les filières agricoles, mais aussi de l’entrepreneuriat des jeunes de façon globale. Cette expérience, qui sera menée au niveau de Bobo, sera capitalisée pour être reproduite dans d’autres régions pour faire effet boule de neige et pour que les Nations unies puissent apporter leur contribution à l’épanouissement des jeunes sur les plans économique, social, de la participation citoyenne, des politiques publiques, de l’épanouissement économique et de l’autonomisation ».

Moumouni DIALLA, président du CNJ-BF et de l’UPJ.

La dernière communication a porté sur la présentation du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso par le président de la structure, Moumouni DIALLA, par ailleurs président de l’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ). Il a estimé qu’à travers cette rencontre le Système des Nations unies a démontré qu’il tient compte des réalités de la jeunesse. « Nous pensons que si on arrive à mettre en place ce projet, ça pourrait permettre à des milliers de jeunes à travers le Burkina de sortir de la précarité, de sortir du chômage, et c’est ça qui constitue aujourd’hui le cheval de bataille du Gouvernement, mais aussi et surtout du Conseil national de la jeunesse », a-t-il souligné.

D. Mouniratou GOUMBANÉ, Observatrice Civitac, Bobo-Dioulasso

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