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Burkina Faso : Le CGD organise un colloque national sur les réformes engagées par la transition

Le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) a organisé un colloque national sur les réformes engagées par le Gouvernement burkinabè. Ce colloque s’est tenu les 27 et 28 octobre 2023 à Ouagadougou. Il a regroupé des hommes et des femmes issus des partis politiques, des OSC, des institutions étatiques. Ils ont, à l’issue des réflexions, initié l’élaboration d’un cahier de réformes.

Le Gouvernement burkinabè, à travers son plan d’action pour la stabilisation et le développement, envisage des réformes politiques, administratives et institutionnelles. Conscient des enjeux de ces réformes, le CGD a organisé un colloque national sur les réformes que le Gouvernement veut opérer sur les différents secteurs, à savoir politique, éducatif, économique, sécuritaire, administratif et constitutionnel. Il entend par cette activité faire l’état des lieux des réformes engagées par le Gouvernement afin de proposer un cahier de réformes mieux adapté aux réalités de la société burkinabè.

Ce colloque national a été lancé officiellement par Armand Joseph KABORÉ, Secrétaire permanant du Laboratoire Citoyennetés. Il a, lors de son discours inaugural, signifié que cette activité du CGD s’inscrit dans le cadre du programme FASOVEIL. « Pour nous il n’y a pas de doute : réfléchir et organiser la concertation autour des réformes nationales est très capital. Nous souhaitons et nous espérons que ce colloque soit un creuset de partage d’expériences et d’analyse des projets passés, pour que l’on puisse donner notre vision en tant que société civile », espère M. KABORÉ.

Présidium du premier panel.

Deux panels ont été tenus au cours de cette première journée. Le premier a porté sur l’état des lieux des réformes au Burkina Faso. Rappelant les travaux du Collège des sages, Dr Hervé DABONNÉ a d’abord rappelé qu’il s’inscrit dans une période trouble de notre pays suite à l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert ZONGO le 13 décembre 1998. Les réformes assorties de ce conseil étaient, entre autres : la réforme et la redynamisation de l’appareil judiciaire et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de large ouverture.

Lire aussi : Burkina Faso : le CGD organise un dialogue démocratique sur les réformes formulées par l’ALT à l’issue des consultations régionales

L’ambassadeur SOMDA a, quant à lui, présenté la substance des travaux du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP). Il a rappelé que le CCRP a opté pour l’élaboration d’un statut de la chefferie traditionnelle et coutumière, et l’adoption du régime semi-présidentiel.

Le deuxième panel a concerné les réformes envisagées par les deux dernières transitions. Le premier axe de ce panel a été présenté par Me Guy Hervé KAM. Abordant les propositions de 2015, il a rappelé certains points de ce projet de Constitution, dont l’institutionnalisation de l’alternance démocratique et le renforcement de l’équilibre entre l’Exécutif et le Législatif. Pour ce qui est du renforcement des contre-pouvoirs institutionnels, il s’agit, entre autres, de consolider l’indépendance et l’impartialité́ du Conseil constitutionnel.

Photo de famille des participants.

Bouclant les communications du jour, Dr Thomas OUÉDRAOGO, Directeur exécutif du CGD, a présenté les travaux du CGD sur les colloques régionaux en quatre étapes :

  • Les réformes politiques : De ce volet, on peut retenir l’idée de consacrer la CNIB ou le passeport comme unique document de vote, ainsi que la régulation des financements privés des partis politiques et interdiction des financements publics
  • Les réformes institutionnelles : La suppression de la Haute cour de justice et de la justice militaire, ainsi que la limitation du nombre de ministères aux secteurs de planification, sont des propositions qui émergent
  • Les réformes administratives : Il a évoqué la proposition de l’application des appels à candidatures pour certains postes clés, et la promotion de la méritocratie dans l’Administration publique
  • Les réformes socio-économiques : Il est question ici de reconnaître la légalité des mariages religieux et coutumiers, ainsi que la numérisation et l’unification du cadastre foncier.

La deuxième journée a été consacrée aux travaux de groupe et aux débats sur les différentes propositions. Cela a permis d’initier l’élaboration d’un cahier de réformes.

Yves Joël YANOGO, Observateur Civitac, Ouagadougou

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