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Commune de Fada N’Gourma : le PUDTR redonne un nouveau visage à la ville avec des infrastructures d’une valeur de 22 milliards de francs CFA

Abdoul Kabir MAÏGA, Secrétaire général de la mairie de Fada N’Gourma, a reçu une équipe de Civitac le 8 décembre 2023 dans ladite mairie, pour un entretien. L’interview a tourné autour des réalisations du Programme d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR) dans la ville de Fada N’Gourma. Il s’est agi pour le SG de dresser un bilan à mi-parcours et de donner la nature des réalisations à venir. Lisez !

Peut-on avoir une idée des réalisations déjà faites dans la commune de Fada N’Gourma dans le cadre du PUDTR ?
Le Projet d’urgence pour le développement territorial et de résilience (PUDTR) intervient dans la commune de Fada N’Gourma. Il a déjà réalisé un certain nombre d’ouvrages d’assainissement des eaux pluviales dans la ville de Fada N’Gourma. Alors, il faut dire que le réseau de drainage dans la ville de Fada N’Gourma est estimé à plus de 48 km, dont présentement 43 km de caniveaux nouvellement réalisés, et un revêtement de plus de 27 Km pavés plus bitume et de 22 km de rechargement de voies non revêtues pour un coût total de 22 milliards de francs CFA.

Abdoul Kabir MAÏGA, Secrétaire général de la mairie de Fada N’Gourma.

Qu’en est-il des réalisations à venir ?
On pourra citer, entre autres, la construction de Centres d’éveil et d’éducation préscolaire (CEEP). Au moins la construction de deux CEEP est prévue dans la commune de Fada N’Gourma. Il y a également la construction d’un marché qui est prévue dans la ville et la construction d’un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS). Il y en a bien d’autres, je n’ai pas en tête tous les ouvrages qui n’ont pas encore été réalisés. Je ne peux que citer ces quelques ouvrages-là.

Dites-nous comment se fait le choix des sites des infrastructures ?
Les infrastructures, il faut le dire, sont choisies en collaboration avec la commune, qui procède à des négociations foncières pour ce qui est des sites qui n’appartiennent pas à la commune. La commune procède également à des négociations foncières avec les propriétaires terriens et met à la disposition du PUDTR le site, et le PUDTR, à son tour, le remet à l’entreprise chargée de l’exécution des ouvrages au profit du projet.

Quels sont les acteurs de votre commune qui sont impliqués dans le projet ?
Les acteurs qui sont impliqués dans le projet, c’est d’abord le conseil des collectivités, à savoir la délégation spéciale, les services techniques communaux. Chez nous, c’est pratiquement l’Établissement public communal pour le développement (EPCD) qui est un peu le bras technique de la commune. Il y a également les Organisations de la société civile (OSC), la population et les services techniques déconcentrés, tels que l’urbanisme, les infrastructures, tels que les services en charge de l’humanitaire.

Lire aussi : Programme d’urgence de développement territorial et de résilience : mise en œuvre des caniveaux dans la ville de Fada N’Gourma

Comment jugez-vous cette implication-là ?
Disons qu’elle est fort appréciable. On pense quand même que c’est une véritable synergie qui est développée au sein de la commune pour la réussite des investissements engagés. En tout cas, elle est bien jusqu’à présent, il y a une très bonne implication de la collectivité dans la mise en œuvre du projet.

Photo de caniveaux réalisés par le PUDTR dans la ville de Fada N’Gourma.

Selon vous, comment la population reçoit-elle les différentes réalisations ?
Les populations sont très satisfaites des réalisations du PUDTR. Peut-être que vous allez le remarquer vous-même. En ville, essayez de poser des questions aux citoyens, à quelques personnes et vous allez avoir le retour, parce que la ville de Fada N’Gourma est très attrayante et présente un nouveau visage malgré le contexte sécuritaire avéré. Actuellement c’est bien visible, tout le monde apprécie le projet. Vous aurez remarqué qu’effectivement, malgré les déguerpissements par-ci, par-là, il n’y a pas eu tellement de frustrations aussi des populations, parce que les citoyens ont bénéficié, en tout cas pour la plupart d’entre eux, des accompagnements pour leur réinstallation en vue de continuer leurs activités économiques. Je dirais que dans l’ensemble le projet est accepté, très apprécié, la ville a changé et tout le monde est content.

Comment appréciez-vous la collaboration entre les différents intervenants du projet en parlant des bailleurs de fonds ?
Je pense personnellement que c’est une très bonne collaboration entre les différents intervenants. L’information circule, il y a une bonne communication. On arrive à se comprendre et dans l’ensemble je trouve que c’est très fort appréciable.

Lire aussi : Projet d’urgence de développement territorial et de résilience : formation des OSC des communes partenaires de l’Est et du Centre-Est

Est-ce que vous avez une idée des difficultés que rencontre le projet au niveau de Fada N’Gourma ?
Vous savez que la principale difficulté, c’est l’insécurité, parce qu’il y a des pistes qu’il faut réaliser et des pistes des villages également, alors qu’ils ne sont toujours accessibles. Il y a donc la réalité sécuritaire qui est là, qui constitue vraiment une difficulté pour la mise en œuvre du projet. Aussi, il y a par moments les retards qu’accusent les entreprises chargées de l’exécution des travaux, qui constituent souvent des difficultés. En dehors de cela, je ne suis pas au courant d’autres difficultés que traverse le projet, parce que la commune est à ses côtés. Et ensemble, on a toujours relevé les défis.

Une voie bitumée réalisée par le PUDTR dans la ville Fada N’Gourma.

Quelles sont vos attentes de la part de la population de votre commune dans le cadre du PUDTR ?
J’ai cité entre-temps des projets qui sont toujours en attente. Il faut dire que les attentes de la commune sont les attentes de la population. La population attend de pied ferme la réalisation des infrastructures mentionnées au secteur 7. Elle attend également qu’on poursuive les travaux d’aménagement du marché central et la gare routière ainsi que le marché à bétail. Ce sont les principales infrastructures marchandes qui fournissent à la commune la majorité de ses recettes propres, alors que, malheureusement, ces infrastructures sont en mauvais état. Et à cause du déguerpissement, des commerçants qui étaient installés dans les domaines publics se sont retrouvés au marché central où il y a un problème de place qui se pose. Au niveau de la gare routière également, avec l’insécurité, les compagnies de transport qui jadis fréquentaient la commune ne viennent plus. Les autres compagnies qui décident de venir n’ont pas un cadre aménagé pour y ériger leurs gares. Alors, on est confronté à autant de problèmes qui font vraiment que le PUDTR doit continuer ces projets-là au profit des populations.

La réalisation du marché du secteur 7, c’est un site qui est destiné à accueillir une infrastructure marchande, parce que même sur le plan cadastral du lotissement, le site est clairement défini comme un site destiné à accueillir un marché. C’est qu’entre-temps il y a eu des petits bruits, mais avec l’accompagnement du PUDTR, je crois qu’il n’y a plus de problème. Et les riverains, tous les jours, nous interpellent par rapport à la mise en œuvre du projet, parce qu’ils estiment que le retard est assez grand. L’entreprise a confectionné les parpaings, mais jusque-là on ne sent pas le démarrage effectif des travaux. Donc c’est de véritablement travailler à continuer ce projet, travailler également à appuyer la commune dans l’aménagement du marché central et dans l’aménagement de la gare routière. Ce sont des infrastructures qui existent déjà et qui ont juste besoin d’être aménagées. La population attend également que tous les projets prévus dans le cadre du PUDTR au profit de la commune de Fada N’Gourma soient réalisés.

Propos recueillis par Bernadette KAMBIRÉ, Observatrice Civitac, Ouagadougou

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