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Le CROSC/N, à travers un sondage, veut comprendre pour mieux agir

Le Conseil régional des organisations de la société civile de la région du Nord, à la suite d’une étude d’impact du projet minier dans les communes de Oula, de Ouahigouya et de Namissiguima, a tenu une session de restitution des résultats le samedi 23 mars 2019. Cette session s’est tenue dans la salle de conférences du Conseil régional du Nord.

Avec l’appui financier de la Coopération suisse à travers le programme DEPAC et l’accompagnement technique du Laboratoire Citoyennetés, le Conseil régional des organisations de la société civile de la région du Nord (CROSC/N) a mené une étude sur l’impact du projet minier dans trois communes de la région du Nord, à savoir la commune rurale de Oula, la commune de Ouahigouya et celle de Namisssiguima. En effet, le Burkina Faso se révèle un pays doté de potentialités minières importantes. Depuis une dizaine d’années, nous assistons à un boum minier, particulièrement dans le secteur de l’or, hissant le pays au rang de quatrième plus grand producteur d’or en Afrique. La région du Nord n’est pas en reste de ce phénomène minier. La province du Yatenga en particulier compte plusieurs sites miniers.

Les entreprises, dans leur responsabilité sociale, entreprennent des actions en collaboration avec les populations dans le but de contribuer à l’amélioration de leur bien-être social. Cependant, force est de constater que ce boom minier suscite beaucoup d’interrogations, ce qui interpelle le CROSC/N à faire une étude sur l’impact de ces mines sur la population.

Cette étude, qui se veut une contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations au niveau local par l’exploitation minière, a mis en exergue la collaboration entre les sociétés minières et les populations riveraines desdites communes. L’étude a concerné 223 personnes des trois communes, dont 10 personnes de l’administration communale, 11 autorités coutumières et religieuses, 12 CVD, 7 leaders OSC, 12 représentants des femmes, 14 représentants des jeunes, 12 conseillers municipaux, 7 membres du comité de suivi et 138 membres des communautés. Il a été question pour les enquêteurs de procéder à des entretiens semi-structurés auprès des personnes ressources, de traiter et d’analyser les données.
Le document de restitution présenté à l’ensemble des acteurs des différentes communes a fait ressortir, entre autres, et sous forme de graphique, les appréciations des habitants des communes sur l’analyse de l’activité minière et la délocalisation des communautés ; sur l’analyse de la délocalisation des communautés et l’accès aux services sociaux ; sur l’appréciation de la réalisation des infrastructures par la société minière ; sur l’appréciation des actions de renforcement des capacités des communautés ; sur l’appréciation de l’implication des leaders dans le processus décisionnel, etc.
Après la présentation chiffrée de ces résultats, les acteurs présents dans la salle ont apprécié l’intérêt du CROSC/N à s’intéresser sur l’impact des mines sur leur société, tout en soulevant des questions notamment sur la valeur de l’échantillon et les secteurs et villages ciblés pour les questions du sondage. Ils ont par ailleurs proposé, pour la seconde phase de l’étude à venir, d’élargir si possible l’échantillon et de toucher les villages abritant les mines et les principaux impactés.
Pour une meilleure collaboration entre la société minière et les communautés, et par ricochet pour une meilleure contribution de la société au développement local, des pistes de recommandation ont été formulées par les communautés. Il s’agit, entre autres, de :

• la création d’emploi pour les jeunes et des femmes ;
• payer les droits des personnes à qui les terres cultivables ont été retirées ;
• augmenter le nombre de recrutements ;
• respecter la transparence dans les recrutements en évitant de faire de la politique lors du recrutement du personnel de travail ;
• intensifier la communication-information sur les recrutements ;
• veuillez à la santé de la population concernée,
• construire des écoles, de réaliser des forages et des centres de santé au profit de la population ;
• former les jeunes sur place et les employer, au lieu de recruter ceux d’ailleurs.

A la fin des échanges sur les résultats présentés, les participants ont remercié l’équipe d’étude pour le travail abattu. Ils ont par ailleurs remercié le Laboratoire Citoyennetés avec son fidèle partenaire qu’est la Coopération suisse, pour leur soutien multiforme à l’endroit des populations défavorisées.

Boris Wend-La Sida OUÉDRAOGO, Observateur Civitac, Ouahigouya

     

 

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Journée de rédevabilité du Conseil municipal de Réo

Vendredi 30 juillet 2021, à Réo, province du Sanguié.

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Samedi 31 juillet 2021, à l’hôtel Ramongwendé de Koudougou.

Rencontre d’échange et de concertation avec les membres du comité de gestion des infrastructures marchandes de la commune de Partiaga (boutiques des marchés, boutiques de rue, marché à bétail) et le bureau du Conseil municipal sur l’optimisation des infrastructures marchandes.

Du 18 au 19 juillet à Diapaga.

 

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