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L’A.E.D.S, une association résolument engagée pour le développement du Sanguié

Réo a abrité, les 12 et 13 octobre 2019, les 48 heures de l’étudiant du Sanguié. Initiée par l’Association des Étudiants pour le Développement du Sanguié (A.E.D.S.), l’activité a regroupé des participants venus des principales universités du Burkina Faso, à savoir Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouagadougou. Les activités du premier jour se sont déroulées dans l’enceinte de la Maison de la femme de Réo, et ont vu la présence d’anciens membres de l’Association. Ces 48h ont été placées sous le coparrainage de Edwige Ebou TRAORE, née KANYALA, et de René BAGORO, ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Les étudiants originaires de la province du Sanguié, comme bien d’autres, sont répartis dans les grandes universités du Burkina. L’A.E.D.S est cette structure faîtière qui est censée représenter tous ces jeunes partis dans divers horizons à la quête du savoir. Malheureusement, force est de constater que jusqu’en juillet 2019 la section la plus dynamique de l’Association était celle de l’université Pr-Joseph-KI-ZERBO. C’est ainsi que, lors d’une séance de diagnostic de cette même section, il a été jugé crucial d’élargir l’Association aux étudiants des dix (10) communes de la province. Cette volonté s’est matérialisée avec l’installation des sections de Bobo-Dioulasso et de Koudougou, faisant ainsi passer le nombre des sections à trois. L’organisation des 48h est donc l’étape d’un processus enclenché par ces jeunes, soucieux du développement du Sanguié, cette province à laquelle ils doivent beaucoup.

Une initiative louée par les aînés
En organisant cette activité, l’A.E.D.S entend mobiliser tous les étudiants de la province afin de réfléchir sur le rôle qu’ils ont à jouer en tant que jeunes dans le développement du Sanguié. Et c’est peu de dire que la mobilisation était des plus impressionnantes, tant la Maison de la femme a failli refuser du monde.

C’est après avoir chanté en chœur l’hymne national, question de réaffirmer leur patriotisme, que les participants ont démarré les travaux des 48 heures. Le président du comité de redéploiement de l’Association des étudiants du Sanguié dans les grandes universités du Burkina a pris la parole pour remercier les participants pour l’effort qu’ils ont fait pour honorer le rendez-vous de par leur présence. Aux aînés, il a, au nom de ses camarades, réitéré sa profonde gratitude pour leur inconditionnel accompagnement.

À la suite de M. BATIONO, la marraine des 48h, Mme TRAORÉ s’est réjouie du choix porté sur sa personne pour coparrainer l’activité. Celle qui, il y a plus de 20 ans de cela, a été présidente de l’Association des élèves et étudiants pour le développement économique et social de la province du Sanguié, section estudiantine, a dit être heureuse de savoir que des jeunes dynamiques et ambitieux assurent pleinement la relève. « J’ai la ferme conviction que cette province a de l’avenir grâce à vous. Engagez-vous ! Faites ce que nous n’avons pas pu faire et faites mieux ce que nous avons fait ! Cultivez en vous certaines valeurs comme la discipline, la ponctualité, l’assiduité, la rigueur, l’excellence et l’humilité dans votre vie quotidienne ! Ces valeurs vous aideront à réussir dans la société et à impacter votre génération. Soyez des leaders pour le développement de la province, et voire du pays tout entier », a-t-elle lancé aux jeunes.

Pour finir, la marraine a tenu à exhorter ses petits frères et petites sœurs à adhérer massivement à cette initiative qui va contribuer au développement de la province du Sanguié et à son rayonnement. Elle les a aussi assurés de ses conseils et de sa disponibilité à les accompagner. Après ces deux interventions, place a été faite au programme de cette matinée. Il s’est agi de panels sur l’historique des mouvements associatifs estudiantins dans la province, de la contribution des jeunes au développement de la province et de la mise en place d’une coordination nationale chargée de piloter les actions des trois sections.

Des panels animés par des anciens membres
Pour les deux communications, l’invite a été faite à d’anciens membres de l’Association à entretenir les participants sur les thèmes, d’une part, et, d’autre part, de partager leurs expériences avec leurs jeunes frères et sœurs. C’est ainsi que les étudiants ont eu l’immense honneur d’accueillir Laurent BADO, le fondateur de l’Association, pour qu’il partage ses expériences avec eux. Toujours aussi fidèle à ses habitudes, il n’a pas mâché ses mots sur les maux qui, selon lui, entravent le développement véritable de la province.

Partant de ses expériences dans le mouvement associatif dont il ne garde pas toujours de bons souvenirs, il a invité les étudiants à être modestes, à plus de solidarité, et à se départir des intérêts égoïstes pour le bien commun.

À son tour, Martial Wilfried BASSOLÉ est venu parler de l’historique de l’Association. Selon celui qui fut président de l’Association, et aujourd’hui Directeur général du Développement territorial au ministère des Infrastructures, même s’il est difficile de trouver une documentation permettant d’avoir un réel aperçu sur l’historique de l’Association, il faut retenir cependant que l’après-90 va marquer un tournant majeur dans la vivacité de l’Association. En effet, la floraison des établissements scolaires et l’arrivée de la diaspora vont contribuer à impulser une nouvelle dynamique au mouvement. Tout en partageant également ses expériences, il a rappelé le premier objectif d’un membre d’une association qui est, selon lui, "Se développer soi-même".

Historienne et enseignante au département d’histoire de l’université Norbert-ZONGO, Dr Viviane BAYALA a fait aussi le déplacement de Réo pour apporter sa contribution aux échanges. Elle a félicité les étudiants pour les actions qu’ils mènent déjà. Elle pense toutefois qu’ils peuvent et doivent en faire davantage. Il s’agit, entre autres, selon elle, de la création d’une banque de capital humain, c’est-à-dire recenser les membres selon leurs compétences, de la création d’une banque d’idées, l’organisation d’activités de connaissance de la province, et l’éducation des populations locales.

Un satisfecit à l’issue des différentes communications
Au regard de l’engouement dans les échanges qui a pu être constaté, l’on peut dire qu’il y a de quoi être satisfait. Et ce n’est pas le président du comité qui dira le contraire : « On est très heureux des échanges qui ont eu lieu. Généralement, il y a une réticence des étudiants à s’engager dans les mouvements. Beaucoup se demandent ce qu’ils y gagnent. Mais je crois que grâce à ces communications et les échanges qui s’en sont suivis, ils comprendront que c’est un centre d’expérimentation, de formation en leadership. Ça nous prépare à contribuer à la marche du monde. Nous n’avons pas d’argent mais nous avons des idées qui peuvent se vendre très cher ».

Dominique SANDAOGO, étudiant en Master 1 de sociologie à l’université Pr-Joseph-KI-ZERBO, apprécie positivement les communications du jour. Quant à l’organisation des 48h, il pense que c’est une activité qui permet aux étudiants de se connaître, et donc de travailler ensemble pour le développement de la province. Toutefois, il suggère que l’on fasse participer toutes les couches les prochaines fois. Ce qui permettra, selon lui, de mieux cerner les problèmes qu’elles vivent, et essayer ensemble d’en trouver les solutions. La fin du panel a été marquée par la remise de poubelles aux lycées municipal, provincial et le district sanitaire de Réo.

Après ces différentes activités de la matinée, l’après-midi a été consacrée à l’Assemblée générale des étudiants pour la mise en place du bureau de la coordination nationale de l’Association.

Romuald Windenonga OUÉDRAOGO, Observateur Civitac, Koudougou

     

 

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