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Situation humanitaire dans les régions de l’Est, du Nord et du Sahel : que faut-il retenir ?

Au cours du séminaire initié par les trois mandataires du programme DEPAC que sont le Laboratoire Citoyennetés, la CADEPAC et l’ONG Helvétas, des panels ont été animés pour permettre aux acteurs des différentes régions partenaires du DEPAC-2 de partager leurs expériences sur comment ils arrivent à connecter l’action humanitaire aux dynamiques locales de développement, le rôle des collectivités territoriales et des organisations de veille citoyenne.

• Comment des communautés s’organisent-elles et se tiennent-elles ensemble lorsque les territoires d’accueil disposent de ressources, services et biens limités, déjà insuffisants en quantité et en qualité pour les résidents réguliers et permanents ?
• Comment l’Etat et ses démembrements accompagnent-ils à court, moyen et long terme les personnes déplacées internes forcées et les résidents devenus également hospitaliers forcés ?
• Quel vivre-ensemble apaisé devient possible entre ceux qui ont faim et soif et ceux qui n’ont rien à partager ?

Raogo Antoine SAWADOGO, Président du Laboratoire Citoyennetés.

C’est avec ces interrogations que Raogo Antoine SAWADOGO, président du Laboratoire Citoyennetés, a entamé son allocution de bienvenue au séminaire. En effet, depuis 2015, notre pays connaît une des graves crises humanitaires de son histoire. Le nombre d’attaques terroristes n’a fait que se multiplier, occasionnant de nombreuses pertes en vie humaine et des milliers de personnes déplacées internes. C’est dans ce contexte de crise que les CT et les OSC de veille citoyenne, à travers les multiples actions qu’elles mènent sur le terrain, essayent de contribuer à l’instauration de la paix et du vivre-ensemble au Faso. En termes d’actions, l’Etat, représenté par le Conasur et ses démembrements, s’active afin de donner des réponses concrètes pour pallier à jamais ces maux qui minent le développement de notre pays. Après la communication faite par Florent Yipènè BAKOUAN, Secrétaire permanent du Conasur, sur les règles et mécanismes d’action humanitaire au Burkina et les échanges qui s’en sont suivis, place a été faite au panel traitant de la situation humanitaire dans les régions de l’Est, du Nord et du Sahel.

Animé par les directeurs régionaux de l’action humanitaire de ces régions, le panel a montré une identité de la typologie des déplacés. Il s’agit essentiellement des enfants de moins de 18 ans, des femmes et des personnes âgées de plus de 59 ans. Les flux vont des zones à fort défi sécuritaire vers les centres urbains. Les différents acteurs ont initié plusieurs actions humanitaires qui se révèlent similaires pour toutes les régions concernées. L’appui pour l’établissement d’actes de naissance au profit des enfants déplacés et leur scolarisation font partie de l’assistance aux personnes déplacées. En outre, il y a eu l’installation et la réhabilitation de forages ainsi qu’un appui alimentaire, la fourniture de services de santé et la sécurisation de ces personnes.

Il ressort par ailleurs de l’exposé des trois directeurs régionaux de l’action humanitaire la disponibilité d’une base de données des PDI (personnes déplacées internes). Dans la région de l’Est par exemple, ils sont passés du profilage manuel au profilage digitalisé, et cela grâce à la collaboration avec le Conasur.

Si des points forts tels que la facilitation de mobilisation pour des actes de solidarité, la forte présence d’acteurs humanitaires (ONG), la forte implication des CT et l’existence d’une stratégie nationale de prise en charge des personnes déplacées ont été relevés en ce qui concerne l’état de la collaboration avec les collectivités et les associations locales, des faiblesses ont également été soulignées. Ce sont : l’absence ou la non-mise en œuvre des plans de prévention et de réponses à la situation, le faible niveau d’appropriation des rôles, l’insuffisance dans la coordination des actions et la non-implication des services techniques en charge de l’action humanitaire. Autre faiblesse : le refus de la collaboration de certains acteurs avec les acteurs administratifs compétents.

A ces insuffisances, Koni Léonard SAVADOGO, Directeur régional de l’action humanitaire du Nord, a recommandé qu’il faut donner des réponses appropriées aux besoins des personnes déplacées en accompagnant les structures étatiques par le renforcement des compétences et des capacités des CT et OSC, de même qu’un engagement réel de tous les acteurs dans la gestion des déplacés.

Au terme de ces communications sur la situation humanitaire des régions partenaires du DEPAC-2, on peut retenir qu’il faut une synergie d’action des acteurs de prise en charge et plus d’implication des partenaires techniques et financiers pour une meilleure protection et une prise en charge adéquate de ces personnes déplacées. Il faut en outre une centralisation des dons au niveau des structures déconcentrées du Conasur et l’accompagnement pour la distribution.

Fanta DRABO, Observatrice Civitac, Fada N’Gourma

     

 

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Le mardi 15 septembre 2020.

 

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