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8-MARS : Amnesty international parle de la violence basée sur le genre avec les conseillères de Ouahigouya

Amnesty international, en collaboration avec la mairie de Ouahigouya, a organisé 48 heures de formation sur la violence basée sur le genre et la discrimination au profit des 31 conseillères municipales de la commune de Ouahigouya. Cette session, qui entre dans le cadre spécifique du volet campagne de plaidoyer du projet “Réduire les taux des mutilations génitales féminines et des mariages forcés et précoces au Burkina Faso” (DFID), s’est tenue du 08 au 09 mars 2020, dans la salle des fêtes de la mairie de Ouahigouya, au moment où l’humanité commémorait la date de la lutte pour les droits des femmes.

Le Burkina Faso a consacré la communalisation intégrale du pays en 2006 ; depuis lors, les questions liées à l’éducation, la santé et le développement sont renvoyées aux conseils municipaux. Les conseillers municipaux, qui sont un pont entre les citoyens et l’administration locale, ont donc le devoir de veiller à ce que le processus de prise de décision auquel ils participent reflète les besoins et les priorités des communautés. Ils doivent cependant être informés sur les lois et les politiques en cours dans le pays. C’est pourquoi Amnesty international a entamé cette campagne de sensibilisation, d’information et de plaidoyer à l’endroit des conseillères sur les violences basées sur le genre et la discrimination afin de lutter contre ce fléau. Selon Christian OUÉDRAOGO, coordonnateur Campagne de Amnesty international, la volonté de Amnesty international est de contribuer à la réduction des différents taux en matière d’excision et de mariage forcé et précoce, car le Burkina Faso fait partie des trois pays de l’Afrique de l’Ouest où le taux de mariage précoce est le plus élevé. En effet, il y a toujours des filles qui sont excisées dans notre pays, et il existe des statistiques qui le démontrent. C’est pourquoi le projet a été initié afin de discuter avec les leaders communautaires et les autorités sur comment réduire le taux de mariage précoce et de l’excision au Burkina Faso.

Meubler le débat avec des questions de préoccupation des femmes
Le coordonnateur Campagne, Christian OUÉDRAOGO, a de ce fait apprécié la volonté du premier responsable de la commune, en l’occurrence le maire Basile Boureima OUÉDRAOGO, qui a bien voulu accompagner Amnesty international en permettant à toutes les conseillères de son conseil municipal de participer à cette formation. Cette formation s’est tenue le jour même de la Journée internationale de la femme, journée qui leur est dédiée pour célébrer la lutte pour l’acquisition de leurs droits. Quoi de plus normal que Amnesty ait choisi cette date symbolique. Pour Christian OUÉDRAOGO, Amnesty a voulu, à travers cette journée marquante, meubler le débat avec des questions de préoccupation des femmes, pour y trouver des solutions. C’est pourquoi une émission radio a également été initiée dans ce sens, afin de sensibiliser davantage, de parler de la campagne de plaidoyer et d’inviter les populations à plus de respect des droits des femmes.

Ciblées en tant que leaders politiques et leaders des communautés, les conseillères ont, durant 48 heures, bénéficié de renforcement de capacités, afin de mieux s’unir et trouver des moyens d’aborder de façon efficace les questions des femmes. Il a donc été question de présenter tout d’abord Amnesty international et son travail en matière de droit sexuel et de reproduction, de présenter les conséquences de la pratique des mutilations génitales des femmes et des mariages forcés et précoces, et de terminer par les mesures de répression de la pratique de l’excision et du mariage forcé et précoce existant au Burkina Faso. Il a également été question de discuter avec les conseillères pour élaborer un plan d’action afin de lutter contre l’excision et le mariage forcé et précoce dans le Yatenga.

Vigilance, vu l’insécurité !
Christian OUÉDRAOGO n’a pas hésité à rappeler aux femmes de rester vigilantes compte tenu de la situation sécuritaire. Ainsi, pour lui, comme le stipule le thème du 8-Mars : « Situation sécuritaire du Burkina Faso : quelle stratégie pour une meilleure résilience des femmes », nous devons chercher des stratégies afin de rendre plus résilientes les femmes.

À la fin des 48 heures de formation, les femmes sont plus engagées et déterminées pour la lutte contre l’excision et les mariages précoces et forcés. Pour Mamounata Sawadogo, conseillère du secteur 5 de la ville de Ouahigouya, « la session de renforcement de capacités vient à point nommé car elle nous éclaire davantage sur des questions de droits humains et surtout sur les questions de droits de la femme. À l’issue de cette formation, nous envisageons de créer l’union des conseillères de Ouahigouya. Nous allons nous fixer des objectifs et élaborer des activités de sensibilisation pour atteindre ces objectifs ». Selon elle, avec l’union des conseillères, elles pourront avoir des soutiens pour de mener leurs activités. Quant à Fanta OUÉDRAOGO, conseillère du village de Saye, elle dit avoir bénéficié d’une formation de qualité sur des sujets assez intéressants car abordant des questions de droit de femmes. « Nous avons soulevé des questions de mariage précoce et forcé et aussi sur l’excision. En tant que conseillère, la première action à faire, une fois chez moi, c’est de réunir les filles pour sensibiliser. Avec l’aide du conseiller, nous toucherons tous les quartiers. Nous allons éradiquer ce fléau qui nuit à notre société », a-t-elle dit avec conviction.

Boris Wend-La Sida OUÉDRAOGO, Observateur Civitac, Ouahigouya

     

 

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