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Covid-19 : l’impact des mesures sur l’économie de la commune de Boussé

La maladie à coronavirus sévit depuis le mois de mars au Burkina Faso. La propagation du virus dans plusieurs régions du pays a entraîné des mesures de mise en quarantaine et de fermeture de grands centres de consommation. Ce qui a occasionné le ralentissement des activités sur le plan aussi bien national que local. A Boussé, les populations tentent tant bien que mal de s’adapter à la situation, à vivre avec la maladie et les mesures qui l’accompagnent.

A l’instar des autres localités du Burkina Faso, l’apparition du virus du coronavirus a bouleversé les activités dans plusieurs secteurs. Cela est dû aux mesures prises par les autorités pour limiter la propagation de la maladie. En plus de ces mesures, au niveau local, des initiatives sont adoptées pour accompagner la lutte contre l’évolution de la maladie. C’est le cas de la mise en place des comités de résilience de lutte contre la Covid-19 dans la commune de Boussé. Ce comité, présidé par le maire de la commune, Nicolas Z. SAWADOGO, est composé essentiellement du médecin-chef du district de Boussé, du président de la jeunesse, de la coordonnatrice des femmes de la commune, ainsi que le président de l’Association Timb-Yalgré (ATY).

Le maire de la commune de Boussé présentant les activités menées par le comité.

Les principales actions entreprises par ce comité tournent au tour de la sensibilisation dans les quartiers de la ville de Boussé ainsi que les villages environnants, la distribution et l’affichage d’images éducatives et de banderoles dans les lieux publics et endroits stratégiques de la ville pour renforcer la sensibilisation. A cela s’ajoute la mise à disposition d’eau, de lave-mains et de savon dans les marchés. En outre, au regard du rôle important que jouent les forces de l’ordre pour le respect des différentes mesures prises, la commission, à travers son président, le maire de la commune, a soutenu les agents de sécurité avec une contribution pour la prise en charge du carburant.

Ces efforts sont salutaires, mais n’empêche que, malgré l’allègement de certaines mesures telles que la levée de la quarantaine, la réouverture des marchés et le prolongement de l’heure du couvre-feu, les activités économiques des acteurs du monde informel continuent d’en pâtir. Salif, jeune vendeur ambulant de pain traditionnel, ne dira pas le contraire : « Nous, nous revendons le taab ni non (pain traditionnel) dans la ville. Mais l’endroit où nous sommes le plus fréquents, c’est au bord de la route. C’est là-bas que se trouve la majorité de nos clients, qui sont les passagers des transports en commun. Mais depuis qu’on avait interdit les cars de circuler à cause de la maladie, les affaires étaient au ralenti. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on a levé la quarantaine et les cars circulent, mais malgré tout on n’arrive pas à vendre comme avant. On a l’impression que les gens se méfient à cause du coronavirus. Pourtant nous prenons nos précautions pour ce qui est de la propreté de notre pain. On espère que d’ici là cette maladie sera un mauvais souvenir parce qu’elle nous cause trop de soucis. »

Vendeurs de pain et friandises proposant leurs produits aux voyageurs.

Il n’est pas le seul à constater le poids de la maladie sur son activité économique. Mme Habibou, vendeuse de légumes au marché, partage le même point de vue que Salif : « Pour dire vrai, le marché n’est pas bon. C’est vrai qu’on avait aménagé un espace pour nous sous les neemiers de l’école A afin qu’on écoule nos produits, mais malgré tout la différence est grande avec la période d’avant le corona. Il n’y a plus d’affluence. Avant on pouvait s’en sortir avec 5 000 F CFA par jour et même plus. Maintenant, même si tu gagnes 3 000 F CFA, tu as grouillé. On est à 1 500, 2 000 F CFA par jour, souvent même moins. »

Des marchands attendant en plein soleil d’éventuels clients.

Les tenanciers de maquis et bars de la commune, eux, déplorent le maintien du couvre-feu. L’un d’entre eux, un brin amer, qui a voulu garder l’anonymat, affirme : « Cette maladie qui a occasionné la fermeture des maquis, bars, restaurants, hôtels il y a quelques mois nous cause beaucoup de tort. En toute franchise les affaires ne marchent pas du tout, quand bien même on nous a autorisés à rouvrir, parce que vous-même vous savez que c’est la nuit que nos coins marchent. En plus on interdit les grands rassemblements. De même le couvre-feu à 21h ne nous arrange pas. On espère que cette mesure sera allégée bientôt pour qu’on puisse être à l’aise dans notre commerce, sinon ce n’est pas du tout simple.  »

On espère qu’avec la levée du couvre-feu intervenue depuis le 3 juin, les différents acteurs économiques retrouveront le sourire.

Anaïs MONÉ, Observatrice Civitac, Plateau central

     

 

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