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Réouverture des classes d’examen et respect des mesures barrières : Diaba-Lompo met son cheval en selle

Ce 1er juin marque la reprise des cours pour les élèves en classe d’examen. Après plus de deux mois d’arrêt pour cause de Covid-19, ils retrouvent leurs salles de classe bien poussiéreuses. On peut lire sur les visages aux émotions multiples un seul vœu : « Terminer cette terrible année scolaire » qui n’a que trop duré. Responsables, enseignants et élèves font du respect des mesures barrières une « condition sine qua non » au bon déroulement du processus. A l’analyse de la situation, si des éléments qui poussent à la confiance existent, il y a que certains signes inquiètent.

Les élèves retrouvent la voie de l’école.

06h42. Le soleil pointe timidement son nez dans le ciel de la ville de Yendabli. Nous nous arrêtons devant une bâtisse dont on pouvait lire en tous caractères sur un écriteau majestueusement fixé au portail et embastillé de logo : « Lycée Diaba-Lompo ». Sur un air insouciant, un groupe d’élèves d’une demie douzaine bavardent devant le bâtiment. Accroupis autour d’un amas de pierraille, les bras accoudés aux cahiers et aux sacs scolaires, ils observent le portail « avaler » prestement la masse humaine. A l’intérieur, une atmosphère des grands jours règne. Des engins entassés çà et là. Les groupes de causettes faisant complètement fi des mesures barrières sont constitués sous les arbres et devant les salles de classe. Selon D. Assèta, cette reprise est une source de lueur et une grande joie pour elle qui redoutait le spectre d’une année blanche. « Le gouvernement a dit qu’on nous partagera des cache-nez. On attend donc pour commencer les cours », confie-t-elle avant de rejoindre ses camarades.

A l’intérieur d’une classe de Tle, seuls quelques rares reclus, enfermés dans un silence sidéral, feuillettent leurs cahiers dans une salle dégageant une forte odeur de moisissure. Nous leur sourions. Pendant que nous regagnions l’enceinte de l’établissement, notre attention fut attirée par un attroupement plus dense suscité par une petite caravane se démarquant de la foule de l’armée en tenue kaki. Elle se dirige vers une salle de classe sur le fronton de laquelle on pouvait lire « 3e A ». Il est 07h 10. « C’est l’administration », nous explique un élève. Nous nous empressons de le suivre. « Il s’agit de l’équipe qui doit procéder à l’appel pour distribuer les masques », continue-t-il. Devant la 3e A, un dispositif de lavage de mains doté d’un savon trône en bonne place. Le proviseur, un homme de corpulence moyenne, habillé en cencengu (ndlr Faso danfani), prend la parole. Il explique à son auditoire, suspendu à ses lèvres, les dispositions prises pour une reprise « sereine » des cours : « Vous aurez chacun un masque et vous devez obligatoirement vous laver les mains avant d’intégrer les salles. Il y va de la sécurité de tous. » Des murmures et bruits indistincts s’élèvent au milieu des élèves.

Gobda LOMPO, proviseur du Lycée Diaba-Lompo.

Le proviseur Gobda LOMPO indique que l’établissement a reçu 15 dispositifs de lave-mains, 905 masques et 585 boules de savon pour près de 800 élèves. «  Nous sommes sereins et confiants que tout ira bien avec l’aide de Dieu », confesse-t-il.
Assèta n’est pas du même avis. Son visage s’est assombri quand elle a reçu entre les mains son masque de couleur blanc sale cousu et frappé des initiales MENAPLN [ndlr Ministère de l’Education nationale et de la Promotion des langues nationales]. Elle se plaint : « C’est tellement petit que mes oreilles ne rentrent pas. » Beaucoup d’élèves dans son cas sont obligés de s’adonner à des essayages et échanges de masques auprès de leurs camarades. Assèta, elle, se veut franche : « Je suis déçue. »

Chaque élève a reçu un masque.

Après notre départ du lycée, il nous est revenu qu’un enseignant a claqué la porte de sa classe et refusé de faire cours tant qu’il n’aurait pas deux masques comme promis par le gouvernement. Tout porte à croire que la communication entre la hiérarchie du ministère et les différentes parties prenantes n’a pas été suffisante. Il n’est pas tard pour y apporter un correctif afin que l’année se termine en paix dans cette région en proie à une crise sécuritaire sans précédent.

Jean Damase ROAMBA, Observateur Civitac, région de l’Est

     

 

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