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Gestion des conflits : les acteurs locaux des collectivités territoriales partenaires du Centre-Ouest et du Sahel outillés

Le Laboratoire Citoyennetés a organisé un atelier régional de renforcement des capacités d’analyse, d’anticipation et de gestion des conflits par les acteurs locaux des collectivités territoriales, du 6 au 8 décembre 2023, à Koudougou. Cette formation, organisée à l’endroit des collectivités partenaires de la troisième phase du programme d’appui à la Décentralisation et à la Participation citoyenne (DEPAC-3), a regroupé une soixantaine de participants venus des régions du Centre-Ouest et du Sahel.

Renforcer les capacités des acteurs locaux des collectivités territoriales sur l’analyse, la prévention et la gestion des conflits à partir des méthodes endogènes administratives et juridictionnelles, c’est cet objectif qui a prévalu à l’organisation de cet atelier. Il s’est tenu du 6 au 8 décembre 2023, à Koudougou, sous l’initiative du Laboratoire Citoyennetés, en marge de la mise en œuvre de la troisième phase du programme d’appui à la Décentralisation et à la Participation citoyenne (DEPAC-3), financé par la Coopération suisse.

« Le Burkina Faso traverse depuis un certain temps une crise qui met à mal le vivre-ensemble, la paix et la cohésion sociale, et partant le développement durable du pays », a fait remarquer Henri YANOGO, chargé de programme au Laboratoire Citoyennetés. Plus loin, il a paraphrasé l’adage moaga qui dit : « Il ne faut pas laisser le fantôme entrer dans la maison avant de fermer la porte. » Pour M. YANOGO, l’idée est d’outiller les acteurs afin de leur permettre de prévenir les conflits dans leurs localités et de contribuer à leur gestion s’ils venaient à survenir.

L’atelier a regroupé une soixantaine de participants venus des régions du Centre-Ouest et du Sahel.

L’atelier a regroupé une soixantaine de participants, à savoir les autorités coutumières et religieuses, les Organisations de la société civile et des membres de délégations spéciales, des collectivités territoriales partenaires des régions du Centre-Ouest et du Sahel. « Eu regard à leur qualité/fonction, ces participants ont en charge la prévention et la gestion des conflits au niveau local. A titre d’exemple, les PDS sont des présidents de tribunaux départementaux. De ce fait, ils sont habilités à gérer les différends. Aussi, les autorités coutumières, religieuses et traditionnelles préviennent et gèrent les conflits à travers des méthodes endogènes », selon M. YANOGO.

Pendant ces 72h, les participants ont suivi plusieurs présentations. Elles étaient en lien, entre autres, avec la Stratégie nationale de la cohésion sociale au Burkina Faso, les conflits communautaires au Burkina Faso, les dispositions juridiques et réglementaires de prévention et de gestion des conflits ainsi que l’analyse et la prévention des conflits. Les différentes présentations ont été suivies d’échange.

Au-delà des présentations, les participants ont échangé en groupes. Ils ont pu élaborer une cartographie des conflits dans les régions, puis une grille de lecture de ces conflits, avant d’identifier des actions concrètes à mener pour leur prévention et leur résolution. C’était en présence des représentants de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC), du Secrétariat technique de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble (ST/REViE) et la Direction générale en charge des affaires religieuses et coutumières.

Lire aussi : Burkina Faso : l’ONAPREGECC en session de validation de son rapport annuel

Au-delà des présentations, les participants ont échangé en groupes.

« Au-delà de la formation, c’est un message d’interpellation à notre endroit. Les conflits sont des thématiques qui traversent toutes les générations. Donc nous devons travailler pour promouvoir la tolérance, la paix et le vivre-ensemble au sein de nos communautés », a lancé François KABORÉ, président de la Délégation spéciale de Sapouy, dans le Centre-Ouest, aux participants. Le chargé de programme au Laboratoire Citoyennetés a terminé en insistant sur le bien-fondé de la formation dans cette phase du programme, car, à son sens, l’un des résultats à atteindre dans ladite phase est que « les collectivités territoriales des régions prioritaires renforcent leurs capacités à promouvoir la cohésion sociale et la paix et à protéger les personnes vulnérables ».

Aziz KABORÉ, Observateur Civitac, Koudougou

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